L’héritage, de Gaëtan Faucer

L’histoire de deux frères, l’un écrivain raté, l’autre homme du monde. Ils ne se sont pas vus depuis des années. La mort récente de leurs richissimes parents va peut-être modifier quelques habitudes…

L’héritage a été interprété pour la première fois en octobre 2017 à L’Harmonium. Avec Amandine Carlier et Youri Garfinkiel, dans une mise en scène de Jean-Pierre Wallemacq.

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Gaëtan Faucer est né à Bruxelles en 1975. Il est dramaturge, poète et nouvelliste. C’est surtout le théâtre qui l’inspire sous toutes ses formes. Plusieurs de ses pièces ont été jouées dans des lieux théâtraux.

Il collabore régulièrement à diverses revues littéraires, comme Pégase, Les Élytres du hanneton ou encore L’Arche d’ouvèze, et est l’auteur d’une dizaine d’oeuvres, publiées notamment chez les éditions Novellas et l’Harmattan. Gaëtan travaille également sur les planches, avec la pièce Sœur sous X, jouée en 2016.

5 Comments

  1. Deux frères qui se retrouvent, c’est l’occasion de renouer, non ? L’héritage, c’est comme un repas de famille. Ça commence par partager des moments de nostalgie, puis ça s’envenime, et les liens familiaux est-ce que c’est si important ? Gaëtan Faucer nous offre avec « L’Héritage » un huis-clos passionnant et imprévisible. Pierre et Jacques, les deux protagonistes, ont beau avoir suivi des routes différentes, au final ils se ressemblent bien plus qu’ils ne l’admettront, et il semble que chez eux, le cynisme soit de famille. Une réussite.

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  2. Cette pièce de théâtre est juste magique ! Elle est si riche qu’on s’imagine très bien la scène racontée, et tous ces détails qui nous manquent parfois lorsque nous lisons une pièce… Je crois pouvoir dire qu’avec cette oeuvre, Gaëtan prouve que le théâtre n’a rien à envier au roman, et que le genre est loin d’être mort. Vivement la suite !

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  3. Gaëtan FAUCER, L’héritage, Ed. de l’Arlésienne, 2017, 1,99 €.

    Il y a quelque chose de diabolique dans cette histoire de frères prêts à tout pour gober l’héritage de parents détestés.

    Faucer met en place les ingrédients de sa pièce avec un brin de machiavélisme, huilant le tout – décor, dialogue, intrigue – avec une réelle facilité.
    Les deux personnages de Pierre (écrivain raté) et de Jacques (qu’il n’a plus vu depuis cinq ans) sont équivoques et duplices à souhait, manoeuvrant en sourdine comme des diables, faux comme on peut l’être quand le désir d’avoir déborde de partout.
    L’art du dramaturge nous prend par le bout du nez et nous fourre dans de bien sales draps : le spectateur, le lecteur de cette pièce s’en veut d’être passé avec autant d’innocence à côté du réel : ah ! ces retrouvailles fraternelles, fausses et bidons !
    Cette douzième œuvre de l’écrivain – né en 1975 – reprend les thèmes des précédentes : des duos noirs et fallacieux, des dialogues de sourds et une violence cachée qui ne peut surgir qu’au bon moment.
    Bref, un auteur à suivre.
    Philippe Leuckx (article paru dans REFLETS Wallonie-Bruxelles, areaw.org et sur le site de l’Association des écrivains belges).

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