#Revuedepresse : A Boulogne-Billancourt, une librairie ouverte depuis 25 ans ferme ses portes

Citation :

« Après 25 ans d’ouverture, la librairie-papeterie-presse du Pont-de-Sèvres, à Boulogne-Billancourt, ferme ses portes définitivement ce samedi, faute de clients. Les locaux deviendront des bureaux.

La librairie accueille de moins en moins de clients.
La librairie accueille de moins en moins de clients. © Radio France / Mathilde Dehimi

 

Cela faisait 25 ans que la librairie-papeterie-presse du Pont de Sèvres, à Boulogne-Billancourt, était ouverte. Sur la devanture de ce commerce, il y a des indices qui ne trompent pas : des affiches de promotions placardées partout. Alors que la librairie fermera ses portes ce samedi, les habitants du quartier, très attachés à Dorine, la propriétaire des lieux, lui ont organisé un pot surprise.

« C’est dur, surtout pour une librairie, de se dire qu’elle sera remplacée par un commerce lambda« , dit, émue, Judith, une habituée, venue participer à ce pot : « elle a eu des dernières années très difficiles, avec peu de ventes à cause d’une activité en déclin« . Dorine, qui ne s’attendait pas à cette surprise, se dit être surtout touchée par les jeunes, comme cette cliente de 29 ans, qui avait quatre ans lorsque la librairie a ouvert : « Tout le monde achète ses livres à la Fnac ou sur Amazon, c’est terrible, même moi je le fais« . « 

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On rajoute notre grain de sel :

Il est intéressant d’observer que la libraire n’identifie pas Amazon comme cause de sa fermeture, mais la politique rigide de son distributeur de presse, Presstalis. Pour nos amis lecteurs qui ne connaîtraient pas bien la chaine du livre, sachez que le distributeur est la personne chargée d’apporter les livres en magasin après commande. Il existe, pour les nouveautés, ce que nous appelons l’office. Il s’agit d’une commande préconçue à l’avance par le diffuseur-distributeur, comprenant un certain nombre de titres. S’ils ne sont pas vendus, alors le libraire peut les renvoyer à l’éditeur.

Les libraires peuvent généralement atténuer les effets de l’office en réalisant à côté leurs propres commandes, plus personnalisées. Il semblerait, d’après cet article de France Inter, que cette liberté n’existe pas dans le domaine de la presse (!)

Chaque année, le secteur du livre s’intéresse à la pauvreté des auteurs et à la vilainie des éditeurs. Or, les manquements au paiement, les faillites, les fermetures concernent également les diffuseurs-distributeurs. A quand une véritable enquête sur ce sujet, et l’impact de cette profession sur les métiers du livre ?

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