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Tristan Bearton 2 : le renard, de Ludovic Esmes (Extrait en ligne)

tristan bearton, nouvelle, humour, inspecteur, policier, USA, ludovic Esmes, renard, états-unis, humourAprès un repos bien mérité, Tristan est de retour ! Le voici engagé par une charmante dame pour enquêter sur le mal mystérieux dont est atteint son mari. Il faut avouer qu’un poison provoquant une paralysie complète, ce n’est pas banal, loin de là ! De quoi faire un sacré polar… Cela tombe bien, il se pourrait bien que le remède se trouve au sein des éditions Tonton Book !
Tristan serait-il sur la piste du best-seller ?

(…)

Le moteur se réveille et émet comme un bruit d’explosion. Je me faufile parmi le trafic à la poursuite de Lady Kills. Elle a emprunté une entrée d’autoroute. Elle risque de me filer sous la main, voire même sous le nez ! Je la suis, tant bien que mal, avec cette poubelle qui peine à accélérer. Après quelques klaxons d’automobilistes qui n’ont pas apprécié la manière dont je les ai dépassés, j’arrive sur l’autoroute et constate que Lady a ralenti pour se trouver juste devant moi. Elle a peut-être pris la bonne résolution de se rendre. Cela ne m’étonne pas ! Face à un détective comme moi, les criminels ne résistent pas ! Elle tourne légèrement la tête afin que son regard croise le mien. Elle me fait un clin d’œil, puis sort un pistolet de sa poche et tire. Je dévie un peu de ma trajectoire. Mon rétroviseur éclate en morceaux sous l’impact. Je rêve ou quoi ! Elle me canarde ! Apparemment, je me suis trompé. Elle n’est pas près de se rendre ! Elle fait feu une deuxième fois. La balle traverse le pare-brise côté passager et va se loger dans le siège. Mais elle est folle ! Une troisième attaque touche le pneu avant gauche. La voiture a des ratés. Je suis secoué comme un prunier. Lady range son flingue. Elle me fait un nouveau clin d’œil et pousse une accélération. Elle disparaît plus loin dans un tunnel. À cause de mon pneu crevé, je suis obligé d’abandonner et de me garer sur la bande d’arrêt d’urgence. Le bruit de métal résonne dans l’habitacle. La jante est complètement foutue et pour couronner le tout, il commence à pleuvoir. Je prends refuge derrière le rail de sécurité et contacte Kadan pour qu’il vienne me récupérer. Il arrive une demi-heure plus tard, juste le temps d’être trempé de la tête aux pieds.

– Alors chef, on a crevé ?

– On m’a tiré dessus, oui ! dis-je en m’installant sur le siège passager.

– Que s’est-il passé ? demande-t-il sérieusement.

– Lady Kills se trouve à New York. Elle est parvenue à me semer. Je l’avais presque ! dis-je dépité.

– Ah bon ?

– C’est trop long à expliquer. Je suis fatigué. On rentre !

Je ne vais quand même pas lui avouer que je me suis laissé draguer et qu’elle a pris le dessus sur moi. Sinon ce sera encore une occasion pour lui de se moquer !

Kadan s’arrête sur le bas-côté en face de l’appartement.

– J’ai appelé la dépanneuse. Je retourne m’occuper de ta voiture. Repose-toi ! Bonne nuit, Tristan.

– Bonne nuit, Kadan, dis-je en traînant les pieds dans les flaques d’eau, comme un gosse.

Je le sens me regarder tristement. Il doit certainement penser que je ne suis qu’un pauvre type, mais il est trop gentil pour me le dire.

Je prends une bière au frigo, la pose sur la table. Je me déshabille afin de me débarrasser de mes vêtements trempés. Je m’installe, en caleçon, sur une chaise, le regard dans le vide face à cette drogue. Je la décapsule et en ingurgite une gorgée, puis deux… Les bières défilent à toute allure. Elles n’ont pas le temps de se réchauffer. Broyant du noir comme dans un mauvais polar, je continue à boire encore et encore. Helena ne voudra jamais d’un homme comme moi. Et dire que je tenais Lady Kills ! Ma vie est misérable… Des larmes coulent le long de mes joues. Je m’attrape le visage et me mets à pleurer en sanglotant comme une fillette. Ivre, je m’affale sur la table et tombe endormi.

Tout d’un coup, un téléphone sonne au loin. Petit à petit, le bruit se rapproche et je ressens une vibration le long de ma tête. Je me repositionne sur ma chaise, un filet de bave retombe sur mon genou. Le temps de reprendre mes esprits, je saisis mon GSM et décroche.

– Ouais ! dis-je en étirant ma mâchoire dans un bâillement qui tirerait du sommeil toute la ville.

– Tristan, mon chou. Mademoiselle Benstelfield à l’appareil.

– Non, ce n’est pas possible ! L’appareil est trop petit pour que vous y entriez.

– Toujours aussi sympathique, dit-elle, à peine choquée.

(…)

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La nouvelle peut-être bonne… ou mauvaise. Un coup de téléphone, un sursaut, une hésitation, un choix, un abandon, une trahison…

Tout cela vous fera voyager dans un tourbillon rempli d’émotions. Naviguez dans cet univers dans lequel vous vous poserez la question : mais que sont-ils devenus ? Alors, ne perdez surtout pas le contrôle et sans détour parcourez mes écrits. Mais attention, il y aura un jour où cela risquera d’être votre tour…

Je suis marié et père d’une petite fille. Je suis né en 1979 et réside en Belgique…

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