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Violently Happy ?, de Rémy Carras

l'arlésienne, maison d'édition, violently happy, rémy carras, islande, récit de voyage, island, road-trip, voyage, aventureEn 2012, Rémy Carras s’envole pour un road trip à l’ancienne en Islande. Véritable baroudeur à l’âme journalistique, ce jeune auteur nous décrit un pays aux visages multiples. Reykjavík, la capitale, qui cherche à offrir le maximum de loisirs à l’occidentale. Les petits ports de pêche dévastés par le silence et le chômage. La lande, volcanique, avec ses paysages uniques et profondément spirituels.
Car Violently Happy ?, c’est également le récit d’une âme. Comme l’écrit Rémy Carras, « je me suis raconté ». Il raconte aussi les autres, étrangers, Français ou Islandais. Et l’Autre, incarné par Marla. La belle, douce et naïve Marla. Deux grands yeux verts plus attrayants que tous les paysages d’Islande.
Violently Happy ? est bien plus qu’un récit de voyage. C’est l’expression d’une âme romantique, drôle et aventureuse, dans laquelle chaque voyageur se reconnaîtra.
Je sors enfin du RER, qui s’est pointé avec une bonne demi-heure de retard, dernier élément qui me rattache à Paris la grise avant l’inconnu, l’excitation, les galères volontaires ou non désirées, les rencontres… bref, ce qui constitue la fragrance de ces voyages vers l’ailleurs sans autre idée que celle de se casser et sans vraiment savoir ce que l’on va bien pouvoir foutre – ce n’est pas très grave, cet inconnu sera vécu sous contrat à durée très déterminée : avec le temps et l’entrée dans la cour des grands, celle des gens qui bûchent pour gagner leur croûte, je crois même que je suis en passe de devenir un intermittent du voyage – un parfum disais-je, que je respire à plein nez dès l’aéroport du grand Charly au contact d’une bonne tripotée de Scandinaves, sur le chemin du retour à Oslo, Stockholm et Reykjavík, et avec quelques Français, ici des beaufs en tongs voulant faire leur petit effet à la descente de l’avion, là des randonneurs du dimanche qui estiment que le goretex est une seconde peau.

 

 

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l'arlésienne, maison d'édition, violently happy, rémy carras, islande, récit de voyage, island, road-trip, voyage, aventure, livres, ebooksTitulaire d’un Master 2 en Histoire des Religions et d’un Master 2 en Stratégie du Développement Culturel, Rémy Carras travaille depuis plusieurs années en région parisienne en qualité de responsable production et programmateur d’événements culturels. Si la musique est essentielle dans son parcours professionnel, la littérature tient une place de choix dans ce qu’il convient d’appeler « l’à-côté ». D’un chemin tortueux le menant de Lyon à la capitale, en passant par Londres, Buenos Aires et la Nouvelle-Orléans, il tente de capter le quotidien et d’offrir quelques tranches de vie saignantes en développant un style oscillant entre Gonzo et autobiographie fictive.

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5 Comments

  1. Vincent (lecteur pour l'Arlésienne)

    J’ai beaucoup aimé ce livre. Il est très agréable à lire et vous emmène au côté de ce voyageur occasionnel. La description précise de chaque événements, lieux, personnages qu’il rencontre vous fait vraiment intégrer l’histoire. Le langage utilisé est assez soutenu par moment, je pense que ce livre est plus spécialement dirigé vers un public assez habitué à la lecture. Si une envie de voyager et de vous évader vous dévore, alors je vous le conseille fortement ! Bonne lecture et bon voyage !

  2. Benjamin

    Le récit de voyage serait-il un récit de soi ? Récit de soi avant d’être un récit de voyage, Violently Happy ? de Rémy Carras ne pourrait être que l’écrit supplémentaire d’un bourlingueur du dimanche, qui plus est Français donc râleur par défaut, jamais content et ne voulant surtout pas croiser d’autres personnes de l’Hexagone, et ce, pour mieux échapper au quotidien, mais au fond aussi parce que ces derniers composent bien souvent les pires touristes et leur présence se fait notre reflet. Je dis bien « ne pourrait être », car Violently Happy ? est un miroir dans lequel on peut se reconnaître, une plume crue qui n’en est que plus touchante de sincérité. Perdu sur les chemins islandais, l’auteur s’interroge car la vie c’est aussi ça, un cheminement intérieur et ce voyage lui sert avant tout à se retrouver, à s’infliger des peines et à s’en sortir toujours in extrémiste. Rémy le sait, il se cherche et la cherche : la solitude, son âme, une certaine torture, et enfin la belle Marla. Voilà pourquoi il est parti seul dans ces paysages désertiques, presque lunaires. « Et la solitude ne se supporte que quand elle est choisie, non subie.
    Moi qui pars seul pour pouvoir respirer, c’est ma propre solitude qui me fait suffoquer » (p. 25) Cet isolement qui pourtant lui pèse, parfois à la limite de la folie et cette question rhétorique que se pose parfois le baroudeur : « mais bon dieu que suis-je venu faire ici ? »

  3. Mel (lectrice pour l'Arlésienne)

    Merci à l’Arlesienne pour nous avoir partagé ce récit de voyage !

    Avis aux amateurs de voyage, Rémy Carras nous dévoile son aventure d’homme solitaire bravant les terres d’Islande. Le résumé raconte assez bien ce que vous allez découvrir tout le long de cette aventure. Nous allons d’abord rentrer dans les pensées de ce jeune homme qui est assez attachant. A la fois posé et réfléchi pour ensuite être nerveux et imprévisible. C’est un homme qu’on arrive facilement à apprécier tout ay long de notre lecture. Très vite on tombera sous le charme de Marla, cette jeune femme qui le captivera dès le premier regard. Cette Marla pour qui il rentrera dans un petit tourment intérieur et qui dévoilera certains côtés affectifs de notre ami. Mais que serait ce récit sans les très beaux paysages décrits, dont on ressent facilement les sentiments retranscrits. Personnellement je n’ai jamais mis les pieds en Islande, mais à travers Rémy j’ai pu y voyager, rencontrer ses habitants et ses touristes. On est emporté par son envie de solitude pour braver ce paysage, par ces nouvelles rencontres et ce mystère au détour d’une rue.

    Je dirais que ce roman est fait pour vous qui êtes amoureux d’aventures et de voyages, de nouvelles découvertes et de sentiments. Alors merci à Rémy Carras de m’avoir fait voyager à travers son histoire.

  4. Virginie (lectrice pour l'Arlésienne)

    Ce récit de voyage vous emmènera en Islande. Le narrateur voyage en mode roots sans plan précis, en traînant ses basques d’auberge de jeunesse en gîte, de bar en auberge, et de femme en femme. En 9 jours et demi, le périple nous fait traverser de nombreuses villes en « vik », croiser des pêcheurs et visiter des villes villages abandonnés à leur sort. La jolie Marla et les volcans seront au rendez-vous, tout comme le sauna traditionnel. L’auteur boucle la boucle de son voyage en revenant à son point de départ, une histoire de fesses en plus dans son sac à dos. Si vous espérez un guide style lonely planet : passez votre chemin ! Si vous voulez vous régaler avec un humour rempli de cynisme et un texte où les descriptions des touristes basiques sont à hurler de rire : foncez ! L’auteur nous emmène dans son univers féroce où il vaut mieux être son compagnon de voyage qu’un touriste lambda. Belle découverte et lengi lifid !

  5. Book Addict (lectrice pour l'Arlésienne)

    Rémy Carras propose ici le récit d’un voyage en Islande de neuf jours raconté sous la forme d’un journal de bord. Le personnage nous emporte dans sa vie islandaise rythmée par les lieux qu’il visite et ses rencontres, qu’elles soient amicales ou sentimentales. Il part pour un pays qui l’intrigue, seulement accompagné de son sac à dos. Il souhaite s’y ressourcer et peut-être s’affranchir de la routine du quotidien : il est en quête d’ailleurs. Au cours de ce « road-trip », il mène une vie très intense comme un condensé de ce que le pays peut offrir. Il visite une multitude de lieux, fait des centaines de kilomètres en stop, rencontre plusieurs femmes dont une qu’il veut absolument conquérir. Malgré quelques longueurs, le récit n’est pas alourdi par des descriptions trop longues. L’œuvre est très réaliste : l’auteur donne une description précise du pays en préface et l’écriture nous permet de nous représenter les lieux. Les réflexions du personnage et son langage parfois cru donnent l’impression d’être dans sa tête et de l’accompagner dans son voyage. Grâce à ce récit, vous pouvez à tout moment découvrir L’Islande à prix réduit…

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