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Vous et l’histoire : Ségolène Roudot

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Bonjour Ségolène Roudot et merci d’avoir accepté de participer à notre rencontre sur le thème « vous et l’Histoire » ! Quels sont tes rapports à l’Histoire ? T’y intéresses-tu beaucoup ?

Je n’ai pas une passion particulièrement dévorante pour l’Histoire, mais pas un désintérêt non plus. En étudiant l’archéologie conjointement à l’ethnologie, je me suis intéressée au passé sous l’angle des civilisations et des manières de vivre plus ou moins différentes des nôtres ; en caricaturant un peu on pourrait dire que l’ethnologue étudie les peuples du présent et l’archéologue ceux du passé. Moi-même, j’étais à l’époque plus intéressée par le présent. En master, j’ai fréquenté les séminaires d’ethnologues qui travaillaient sur des périodes passées et qui réfléchissaient beaucoup aux liens entre Histoire et ethnologie, ils m’ont fait découvrir la microhistoire, une approche où l’Histoire est appréhendée en se penchant sur le cas d’un individu – pas un personnage célèbre qui a « fait l’Histoire » mais plutôt un quidam, dont le destin particulier éclaire la période historique. Le chercheur italien Carlo Ginzburg étudie par exemple la répression de la sorcellerie au Moyen Age de cette façon, et c’est à la fois passionnant et surprenant. C’est une démarche très ethnologique, à ceci près que tant qu’on n’aura pas mis au point une machine à remonter le temps, la microhistoire aura pour matière première des textes d’archives et non l’observation participante chère à l’ethnographie. Quand elle est abordée de cette façon, l’Histoire me passionne.

Y a-t-il des périodes de l’Histoire qui t’intéressent particulièrement ?

Toute période est susceptible de m’intéresser, je n’ai pas d’attirance (ni d’expertise) pour une période ou un lieu particulier.

Si tu pouvais vivre à une autre époque, laquelle choisirais-tu ?

J’aimerais autant continuer dans notre époque, mais si je pouvais remonter le temps juste pour quelques heures, j’assisterais volontiers à un concert de Georges Brassens et j’aimerais déambuler dans le Brest d’avant-guerre.

éditeur français, éditions l'arlésienne, ebook a telecharger, ebook download, ebook france, ebooks en français, l'arlésienne éditions, livres, livres numériques francophones, livres originaux, livres pour adultes dyslexiques, maison d'édition franceTes nouvelles sont plutôt orientées vers l’univers du fantastique et des contes. Pourquoi avoir fait le choix d’un univers plus ou moins intemporel ?

Ce n’est pas vraiment un choix, je ne décide pas volontairement d’écrire dans un genre particulier. Mais je trouve que le fantastique et les contes laissent une grande liberté à l’auteur au moment de la réflexion préalable à l’écriture : j’ai l’illusion d’avoir moins d’entraves à l’imagination lors de la construction de l’histoire, c’est plus grisant et cela balance le travail d’écriture qui vient ensuite et qui est dans mon cas éprouvant et stressant.

Je sais aussi que je n’aurais pas envie de faire des recherches historiques poussées préalablement à l’écriture d’un texte de fiction, peut-être parce que dans mon expérience ce type de recherche est lié à la recherche scientifique et non à la création littéraire (même si je ne considère pas les deux comme incompatibles) ; aussi parce que j’ai toujours penché plus vers l’émotion que vers la raison, je veux dire par là que quand j’écris, j’ai principalement envie de ressentir et de transmettre des émotions, non des faits, des leçons ou des messages (ce n’est pas incompatible non plus, mais je laisse ce chantier à d’autres plus doués et plus motivés).

Par ailleurs, il m’est arrivé d’écrire sur des aspects de notre monde contemporain que je connais très bien pour les avoir expérimentés, comme les études à l’université d’Oxford (dans la nouvelle « Magdalen ») ou le mouvement culturel breton (dans un roman inédit), mais j’ai l’impression que ces textes-là ne sont faciles d’accès que pour les lecteurs qui ont la même expérience que moi et peuvent percevoir les clins d’œil que je leur fais… En somme, je ne crois pas être une bonne vulgarisatrice. C’est peut-être aussi une raison pour laquelle je contribue principalement aux littératures de l’imaginaire.

Merci d’avoir échangé avec nous sur ce sujet. On te dit à très bientôt pour une nouvelle interview !


Je suis originaire de Brest. J’ai fait des études d’ethnologie et de langues orientales, qui m’ont permis de vivre trois ans à Oxford au Royaume-Uni et de me spécialiser sur l’Inde.

Grâce à mes connaissances en langue hindi, j’ai ensuite trouvé du travail à la bibliothèque des langues orientales à Paris, et depuis j’enchaîne des contrats comme technicienne de bibliothèque.

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