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Les billets d’Isabelle Larocque : 1 : Les arnaques

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2013 :

Enfin j’ai mis le point final à un premier roman. J’ai toujours voulu être écrivaine, mais la raison l’avait emportée sur la passion, je suis devenue scientifique. Mais là, je me suis lancée. Novice en la matière, je me suis précipitée à poster le manuscrit à deux ou trois éditeurs. Une maison d’édition me répond rapidement et positivement. Je saute de joie. Finalement, mon enseignante de 4e année n’avait pas tort. Elle m’avait assuré que quand j’arrêterais de m’autocensurer, j’aurais du talent ! Petit hic, on me demande un montant assez substantiel pour la publication. Malgré que j’aie un doctorat (pour certains c’est signe d’intelligence, je vous laisse en juger à la lecture de ce billet 😉), je ne pense pas que ce soit anormal, donc j’accepte et signe le contrat. De toute façon les ventes vont rapidement combler ce que j’ai déboursé en frais de départ, n’est-ce pas ? À mon avis, ce livre sera un best-seller, car il a tout : intrigue, sexe, meurtres et une psychopathe tout de même attachante. Un genre « American Psycho » de Bret Easton Ellis, mais féminin. Il contient tellement de scènes de sexe olé olé (secret : j’ai regardé pas mal de porno sur le web, on y trouve vraiment tout !) que je l’ai écrit sous pseudonyme. Bon, pas très caché puisque j’utilise ce surnom sur Facebook. Après quelques mois, j’en ai vendu deux exemplaires. Et là, finalement, je me décide à faire une petite recherche sur l’édition. Un auteur ne doit jamais payer de sa poche pour être publié, c’est une arnaque très connue. Et si seulement je ne m’étais pas aussi enthousiasmée pour mon premier manuscrit, j’aurais fait des vérifications au préalable ! Finalement, avoir un doctorat ne sert à rien pour ce qu’on appelle le « street wise » ! Il paraît qu’on apprend de ses erreurs… mêmes de celles des plus douloureuses pour l’ego. J’ai vraiment manqué la coche sur ce coup-là.

2014 :

Deuxième manuscrit terminé. Leçon apprise, j’évite les maisons d’édition à compte d’auteur et l’envoie à 2-3 éditeurs trouvés en surfant. Manuscrit accepté rapidement, sans frais si je me contente de la couverture conventionnelle qui n’a que le titre et aucune illustration. Pourquoi pas ? Après tout, il y a de grandes maisons d’édition qui n’ont qu’une couverture minimaliste. Je signe le contrat. Cette maison me demande si j’aimerais être la représentante pour organiser une journée avec les autres auteurs de Suisse. Ceux qui s’inscrivent à cette journée pourront faire partie du concours national d’édition. Nous sommes six, donc une bonne chance de gagner. Eh non, ils choisissent un auteur qui ne s’est jamais présenté à cette journée, et qui ne s’était pas inscrit. De plus, en parlant avec les autres auteurs, on s’aperçoit que cette maison ne fait absolument rien pour promouvoir ses auteurs. Ils produisent en série et acceptent à peu près tout. Je n’ai pas vendu plus de 5 exemplaires. Pourtant c’est une bonne intrigue, je voyais déjà Claude Legault en inspecteur Jasper dans la série qui devrait, évidemment, être produite à partir de ce livre ! hi hi hi. Quand je vous dis que je suis naïve et surtout une grande rêveuse. Je suppose qu’il faut l’être pour écrire. On a beau dire qu’on n’écrit que pour nous, que c’est un passe-temps, je crois qu’au fond on rêve tous d’être reconnus un jour ou l’autre. Ça arrive aux autres, pourquoi pas moi ? Vous verrez dans les billets suivants que je n’ai toujours pas trouvé de réponses à cette question pourtant simple.

Donc, voici ce que j’ai appris de ces deux premières expériences :

  1. Ne jamais payer pour être publié. Il y a des sites gratuits pour l’auto-publication (le prochain billet s’y attardera).
  2. Avant de soumettre à une maison d’édition, regarder des sites de libraires (libraires.ca, par exemple) et soumettre à des maisons d’édition qui y sont bien représentées dans le genre du manuscrit à soumettre. Les libraires ne vendent pas de livre de maisons d’édition qui acceptent à peu près n’importe quoi.

Si vous êtes curieux et avez envie de lire ces deux premières tentatives à l’écriture, vous pouvez vous les procurer (en réédition) sur amazon sur les liens suivants : https://www.amazon.ca/voxage-d%C3%A9brid%C3%A9-1-Suisse/dp/1511686359 ; https://www.amazon.fr/Toujours-Coupable-Isabelle-Larocque/dp/1511625295

Il y a même un commentaire sur babelio qui pourrait vous tenter : https://www.babelio.com/livres/LARO-ELLE-EN-SUISSE/582615


Isabelle Larocque, québécoise d’origine et suisse d’adoption, est une scientifique de formation. Elle détient un doctorat en sciences de l’environnement de l’UQAM (Montréal) et a une compagnie offrant des services en historique et restauration de lacs.

A l’aube de la quarantaine, elle décide de se mettre à l’écriture, sa passion depuis son enfance. Elle publie « Un passé gênant » aux éditions Québec-Livres, « Un sixième sens maudit » aux Editions Mots en Toile et trois romans auto-édités dont « Gel Mortel » considéré dans les 5 finalistes du Prix du Polar auto-édité 2016 (décision en mars 2016).

Cliquez ici pour découvrir sa bibliographie (et bien plus encore !)

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