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L’Arlésienne, engagée pour le droit d’auteur

Cet article a été publié pour la première fois fin 2016.

Notre engagement pour le droit d’auteur est double. Le premier porte sur la répartition du prix du livre numérique. Pour vous donner une meilleure idée du sujet, voici un diagramme présentant la répartition traditionnelle du prix du livre chez les éditeurs papiers (en moyenne, certains cas pouvant différer si l’auteur est connu, ou si l’ouvrage est collectif. Pour information, le détaillant sera le libraire) :

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La répartition du prix du livre numérique est mal connue, car trop récente. Cependant, il semblerait (d’après les quelques auteurs de notre connaissance) que les écrivains perçoivent le même taux.

Lorsque l’Arlésienne a été créée, Amazon venait de publier un article sur ce sujet, dans lequel il expliquait sa vision du livre numérique. Pour le géant américain, la répartition idéale du prix du livre numérique était de 30% par acteur (libraire, éditeur et auteur). Pour une fois que le « géant américain » avait une bonne idée !

C’est cette répartition que nous avons choisi de suivre pour la majorité de nos ebooks :

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Répartition du prix du livre chez l’Arlésienne

Vous nous direz, « oui, mais des métiers disparaissent ! » Dans les faits, ceux-ci sont uniquement rassemblés sous l’étiquette de la personne qui prend en charge ces activités. Par exemple, l’éditeur sera également en charge de la fabrication, ce qui rassemble ces deux fonctions sous la même étiquette. Quant au prix accordé au diffuseur, celui-ci résulte de son propre choix et nous a été proposé par contrat.

Certains auteurs ne perçoivent que 25% de droits. Il s’agit de cas particuliers, pour les auteurs nous proposant des textes non-exclusifs, qui existent généralement au format papier uniquement. En choisissant cette option, l’auteur sait qu’il peut soumettre son texte à un autre éditeur sans problème (pour une édition papier), ou s’auto-éditer. Nous n’irons pas lui réclamer de droits supplémentaires, puisque ce « manque à gagner » est compensé par une modeste réduction de sa rémunération. Plusieurs auteurs sont venus nous proposer leurs ouvrages, afin de bénéficier d’une édition numérique et toucher ainsi un plus grand lectorat. (NB : cette politique a été abandonnée en 2017, pour un versement de 30% à tous les auteurs de la maison).

Cette clause ne s’applique qu’aux textes longs. Les nouvelles numériques sont souvent non exclusives, car elles ont déjà été publiées dans des revues, des recueils collectifs ou dans le cadre de concours. Pour ces textes courts, on se fiche de savoir s’ils existent ailleurs – car ce type de publication n’est souvent pas rémunéré -, et chaque auteur perçoit 30%. C’est l’occasion pour les écrivains de redonner vie à l’un de leur texte, et de se faire connaître auprès de nouveaux lecteurs.

Notre but ultime, au travers de ces engagements, est de permettre aux écrivains de pouvoir toucher de vrais revenus, et de pouvoir vivre de leurs écrits, comme cela était possible avant. Pourquoi ?

« La littérature est l’expression de la société »

dixit Louis Vicomte de Bonald. Un auteur est avant tout un observateur du monde qui l’entoure. Il le contemple, l’analyse*, le critique, en fait son éloge. Pour conduire ce travail d’analyse et de recherche – car un auteur lit énormément et se documente beaucoup -, il faut qu’il dispose de temps, donc qu’il n’ait pas un double voire un triple emploi, et qu’il soit correctement rémunéré.

L’écriture est un véritable métier, et non un loisir oisif et inutile. Tout le monde peut certes écrire, mais peu de personnes sont capables d’écrire bien, juste, et des histoires captivantes, qui sauront parler à toute une masse d’individus. Certes, la littérature n’est pas un besoin primaire. Cependant, elle est nécessaire aux individus, car elle leur permet de s’évader, de rêver, d’imaginer, de prendre du recul par rapport à leur situation personnelle et/ou le monde qui les entoure, elle permet d’explorer des mondes inconnus, d’informer, de cultiver, de faire découvrir d’autres modes de vie, d’exposer des idées, de retranscrire une philosophie, de comprendre les hommes et de se comprendre soi, de s’engager, de rire, de critiquer, de réfléchir, d’analyser, et d’être plus beau tous les matins.

Les arts sont généralement essentiels, car ils dépeignent une société à un moment donné. Ils sont sans doute plus parlants que n’importe quel témoignage. Mis bout à bout, ils constituent un condensé de l’histoire humaine. Sans art, sans culture, nos sociétés n’ont plus d’identité.

Pour préserver ces cultures, l’Arlésienne a fait le choix de rémunérer du mieux qu’elle le pouvait ses artistes, pour qu’ils puissent se consacrer à leur art. Quant à elle, ses revenus servent exclusivement à l’investissement et à la communication (ce qui signifie que le travail réalisé par l’éditeur est, depuis la création de la maison, pratiquement exclusivement bénévole #Ninja).

Tel est notre engagement pour le droit d’auteur.

Ajout 2018 : Et le livre papier, me direz-vous ? Eh bien, nous appliquons la même politique que pour le streaming ou le numérique : nous partageons à 50/50 nos revenus avec l’auteur. Comme ça, tout est clair !

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