Pourquoi avons-nous peur du nombre 13 ? (EP2M #09)

Dans cette vidéo, l’Archéonaute revient sur le sujet de la triskaïdékaphobie, soit la peur du nombre 13. Elle constitue l’une des superstitions françaises les plus célèbres : le nombre 13 porterait malheur. Mais quelle est l’origine de cette crainte ?

Cette superstition serait liée au dernier repas de Jésus-Christ (vous savez, cette fameuse Cène, peinte par Léonard de Vinci). Savez-vous combien ils étaient autour de la table ? 13. Après la Cène, Jésus fut trahi et livré aux Romains par le 13e convive ayant pris place à table, Judas.

Néanmoins, la triskaïdékaphobie n’est pas exclusivement liée au catholicisme. Nous soupçonnons les Vikings, par exemple, d’en avoir également été affectés, étant donné que le dieu Loki était le 13e de leur panthéon. Vexé de ne pas avoir été invité au repas réunissant ses 12 confrères, il a décidé de s’y rendre malgré tout pour « refroidir » le dieu de l’amour.

Retour vers le futur. Aujourd’hui, à certains endroits comme aux États-Unis, les usagers évitent à tout prix le nombre 13. Ils passent du nombre 12 à 14, ou emploient l’alternative « 12A » ou « 12B ». Cette numérotation peut se rencontrer dans certains immeubles, ou pour les chambres d’hôtel. Ces emplacements sont en effet plus difficile à louer à des occupants qui seraient sujets à la triskaïdékaphobie.

De même, certaines compagnies comme Air France ne possèdent pas de siège 13 en cabine. Il en va de même pour certains services hospitaliers, qui bannissent ce chiffre de leur numérotation de chambres ou de lits.
Enfin, une petite anecdote amusante. Le compositeur Arnold Schönberg souffrait littéralement de triskaïdékaphobie. Il est né un dimanche 13, et est décédé à l’âge de 76 ans (7 +6=13)… un vendredi 13 !

Comme vous le savez peut-être, le nombre 13 n’est pas le seul à titiller les superstitieux. Des phobies similaires peuvent se rencontrer dans d’autres pays ou d’autres cultures.

Certains Italiens, par exemple, craignent le nombre 17. Écrit en chiffres romains (XVII), il devient l’anagramme du mot VIXI, qui signifie « avoir vécu ». Les Chinois redoutent le chiffre 4 qui, selon les dialectes, devient un homophone du mot « la mort ».

Finissons les joyeusetés avec le chiffre que vous connaissez tous, celui de « la bête » : 666. Sa peur porte un bien joli petit nom, très facile à porter : l’hexakosioïhexekontahexaphobie.

Allez, les amis, je vous laisse avec ça ! À bientôt pour une nouvelle aventure !


J’écris depuis mon plus jeune âge et participe à de nombreux concours partout en France, sous le pseudonyme « Jimi B. Watson ». J’ai créé un site internet sur lequel j’ai publié quelques-unes de mes nouvelles. Je suis un grand admirateur de l’œuvre de J.R.R. Tolkien, qui est une grande source d’inspiration pour mes écrits. La science-fiction est aussi un genre que j’apprécie beaucoup car il permet de porter un regard critique sur les déviances de notre monde actuel, que je m’attache à combattre, armé de ma plume.

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