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Les dernières niouzes

Metz, de Lucille Cottin

Je suis parfois maraud parfois brune bavarde
La folle récitant cantilène et rondeau
Celle qui enfanta Verlaine le saoulard
La glorieuse sœur de charité de Rimbaud
Une acariâtre qui la nuit venue éclate
en sanglots Une femme seule errant dans la rue
nue Je suis humble juif je suis Bosch écarlate
Diable et dragon, Ô ! je suis pauvre cornu
Je vis dans un enfer plus sombre que les mers
Mais je suis paradis au bord de la rivière
Vaste cathédrale accueillant ses vils manants
Dont les pas sont plus terribles que ceux des géants
J’ai mil an d’âge je meurs et renais sans cesse
Je suis femme majestueuse Je suis Metz

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