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Interview de Lucille Cottin par Boulimique des livres (Betty-Lou, Freddy Stratton)

Lucille Cottin au musée de la BD de Bruxelles
Bonsoir, Lucille Cottin, et merci d’accepter de répondre à mes quelques questions. Peux-tu te présenter pour les lecteurs/lectrices qui ne te connaissent pas ?

Je m’appelle Lucille (au cas où ça n’aurait pas été évident ^^). J’écris sérieusement depuis 7 ans maintenant, principalement des nouvelles et des récits. J’ai participé à plusieurs concours de nouvelles, et ai eu la chance de remporter quelques prix ! Actuellement, je travaille comme rédactrice, et j’écris dès que j’ai un peu de temps libre ! Je suis également une grosse lectrice, et dévore à peu près tous les romans et recueils qui me tombent sous la main !

Peux-tu me parler de ton roman Freddy Stratton et de ta nouvelle Betty Lou ?

Betty-Lou (je commencerai par ce texte, qui est plus ancien) est un texte assez particulier pour moi. Lorsque je me suis penchée sérieusement sur l’écriture, j’ai décidé à un moment donné d’évaluer mon niveau en participant à des concours de nouvelles. Betty-Lou est le seul de mes textes qui a remporté un premier prix (!). Je l’aime beaucoup, à cause du personnage de Betty et de ce qu’elle est véritablement. C’est le récit fantastique dont je suis la plus fière, même si mes lecteurs adorent La Lucenera (concours du CROUS 2014).

Après, j’ai écrit… À cause de mes études de lettres, j’ai commencé à me prendre la tête sur l’écriture. On me disait que mes textes (très poétiques à l’époque) étaient incompréhensibles, j’étais focalisée sur la forme, la recherche du style… J’avais oublié qu’avant toute chose, ce qui fait un bon texte, c’est une bonne histoire. J’ai « pété les plombs » et ai décidé d’arrêter d’écrire. Oui, oui ! Vous avez bien lu ^^. Pendant un mois, je me suis concentrée sur un autre projet. Puis m’est venue en tête une histoire… que je tairai, car je vais probablement l’écrire un jour. La trame, en tout cas, était similaire au principe de Freddy Stratton. Ensuite, j’ai « rencontré » Freddy. Depuis, je n’ai plus de problèmes pour écrire ❤

Comment t’est venue l’idée de commencer l’écriture ?

Naturellement. Comme quand certains respirent. J’ai commencé au collège (un roman inachevé). À l’époque, j’adorais aussi les sujets d’invention ! L’un d’entre eux m’a d’ailleurs beaucoup marqué. Il fallait écrire à la manière de Boris Vian, dont j’étais folle à l’époque (n’allez pas croire que je suis devenue normale depuis !). Je m’en suis plutôt bien sortie ^^. Je crois que le sujet sur la nouvelle a eu aussi beaucoup d’influence sur moi… De manière générale, ce sont mes cours de français de 3e et de seconde qui m’ont beaucoup apporté. Finalement, j’ai commencé à écrire en solo à partir du moment où le milieu scolaire ne me permettait plus d’inventer. Sinon, en parallèle, j’écrivais des journaux intimes romancés.

Comment as-tu créé tes personnages notamment Freddy ?

Dans ma recherche de style, j’étais surprise par une chose qui me semblait contre nature. En fait, il y a certains genres littéraires que j’admire par-dessus tout. La poésie en prose en fait partie, ainsi que le roman policier. Or, je lis énormément de polars et ne regarde que des films policiers (sur l’ordinateur, parce que je n’ai pas la télé). Cela m’étonnait de ne pas parvenir à en écrire… Pour un concours, j’avais fait une nouvelle complètement foireuse, et quelqu’un m’avait dit (coucou Thierry !) que ça ferait un bon début de polar. J’ai remué ça dans ma tête. Puis j’ai eu l’idée de Freddy Stratton : un banquier qui fouinerait dans la vie de ses clients. L’angle d’attaque était original, et promettait d’être riche et varié. Et la promesse est largement tenue ! J’écris actuellement le 4e livre (un jour, promis, je m’occuperai de corriger le 2e et le 3e), et je ne m’ennuie pas.

Tes romans se situent dans les années 20 et les années 30, pourquoi ces périodes ?

Pour deux raisons principales. La première, c’est que ces périodes sont très riches sur le plan artistique. Pour moi, c’est un peu l’époque charnière avant que l’art ne vire au grand n’importe quoi. J’adore les choses produites à cette époque, la musique, les œuvres art déco, surréalistes, etc. La seconde, c’est qu’il s’agit d’une époque semblable à la nôtre (période de crise), donc la comparaison est facile. Pourtant, quelque chose nous manque aujourd’hui. L’effervescence créatrice ne semble plus exister. Il n’y a que rivalités et jalousies mesquines. La troisième (oui, je suis très forte en maths !), c’est que cette période n’est pas polluée par les technologies d’aujourd’hui. Un roman actuel est nécessairement impersonnel. Les gens sont identifiés par la marque de leurs ordinateurs, de leurs téléphones portables… Je voulais retourner dans le passé pour retrouver l’individualité, la personnalité et des caractères forts que l’on ne semble plus véritablement retrouver aujourd’hui. Des « gueules », aussi. Des gens moches, gros, laids, pleins de défauts impossibles à aseptiser. Freddy Stratton est d’ailleurs un défaut ambulant à lui tout seul !

Peux-tu me décrire l’espace de travail où tu écris ?

Roux, avec des poils. Mon chat me superglue partout où je vais et adore se coucher sur mes manuscrits. Sinon, je travaille sur un bureau en verre transparent avec, en dessous, un chat roux qui miaule pour que je joue avec lui.

Quels sont tes prochains projets littéraires ?

J’en ai des tas ! J’ai quelques idées pour de futurs textes, mais je voudrais également reprendre certains récits abandonnés ou non retravaillés, parce que je pense qu’ils en valent la peine. Je pense notamment à une série de romans, Soen. Actuellement, je travaille sur une longue nouvelle et le dernier Stratton.

Peux-tu me donner le titre de ton livre préféré ou de celui qui t’a le plus marqué ?

Le portrait de Dorian Gray !

Quel est le dernier livre que tu as lu ?

Le roman de la momie, de Théophile Gautier. Je suis très fin du 19e/début 20e dans mes lectures.

Quelques mots pour tes lecteurs/lectrices ?

Merci à tous pour vos lectures et votre soutien ! J’espère que mes prochains textes vous plairont tout autant que les premiers !

Nous remercions Boulimique des livres pour la réalisation de cette interview !


Lucille Cottin est née en 88 à Metz. Dès son plus jeune âge, elle se plonge dans l’univers du livre et de la bande-dessinée. A côté, elle dessine et bricole des tas de personnages. Après moult péripéties, elle rejoint l’université de Lorient, puis celle d’Angers, pour suivre des études de lettres teintées d’archives et d’édition.

Cliquez ici pour découvrir sa bibliographie (et bien plus encore !)

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