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Interview d’Elodie Fonteneau (Table rase du passé)

Bonjour Elodie, et merci d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions. Pourrais-tu te présenter aux lecteurs qui ne te connaîtraient pas encore ?

Bonjour et merci pour l’invitation.

J’ai 35 ans et je suis maman de jumeaux qui vont bientôt souffler leur première bougie. Tous les jours, je travaille sous couverture et me glisse dans la peau d’un agent de développement touristique.

Mais quand vient le soir ou le week-end (et qu’il me reste un peu d’énergie…), je change de costume. Je prends un crayon, un cahier, un thé bien chaud et je noircis des pages. Oui, je l’avoue ! A l’ancienne ! J’écris à la main avant de passer au clavier. Je trouve que mes histoires sont plus fluides de cette manière.

J’ai une préférence pour les récits noirs, rythmés, intenses. En tout cas, c’est ce que j’essaie de produire. Si le lecteur oublie un instant de respirer, alors j’ai gagné !

Ta nouvelle, Table rase du passé, est un coup de cœur des lecteurs. Peux-tu nous en dire quelques mots?

Dans un village de campagne des années 50, une jeune fille mère fait son grand retour, dix ans après avoir été jetée à la rue.

C’est alors que les souvenirs se font jour et que les langues (de vipère ?) se délient. Les habitants du village sont les premiers à frémir, gronder, bouillir. Ce n’est qu’à la toute fin que l’héroïne prend la parole et met un point d’orgue à l’affaire.

C’est une histoire qui parle du difficile combat entre le pardon et la vengeance dans un petit village à l’atmosphère étouffante.

Dans quel contexte as-tu écrit ce récit ? Repose-t-il sur des faits réels ?

J’avais en tête de faire le portrait d’une femme qui, dans les années 50, doit tirer un trait sur sa vie en raison d’un seul et bref instant de faiblesse. Mais pas question de tomber dans la complainte. Je voulais au contraire que cette femme, face à l’adversité, soit forte, déterminée, revancharde. De quoi donner du fil à retordre à tous ses détracteurs.

Mais quand le récit a commencé à se former dans mon esprit, c’est n’est pas à travers la voix de la protagoniste qu’il s’est exprimé. J’ai donc poursuivi dans cette veine. Jusqu’au dénouement. Ce qui m’a d’ailleurs permis de mettre en scène des personnages hauts en couleurs. Un peu de burlesque et d’extravagance dans ce texte sombre !

Il ne repose pas sur des faits réels à proprement parler même si je sais que certaines de nos grands-mères ou arrière-grands-mères ont vécu des choses similaires. Quant au décor, j’ai moi-même vécu mon enfance dans un village de campagne mais, je vous rassure, rien à voir avec la Pétaudière !!!

Tu es également publiée chez des éditeurs papier. Peux-tu nous parler de la différence d’expérience qu’il existe entre le papier et le numérique ?

Peu de différence en fin de compte. A part évidemment l’existence de l’objet-livre.

D’ailleurs, personnellement, je lis sur les deux supports.

Quels sont tes projets d’écriture ?

Jusqu’ici, je n’ai écrit que des nouvelles. J’essaie donc de faire plus long. Actuellement, je travaille sur un polar un peu trash. Mais je n’abandonne pas le court. Affaire à suivre…

Un petit mot pour tes lecteurs ?

LISEZ A VOUS EN FAIRE PETER LE VENTRE ET L’IMAGINATION !


1957. La Pétaudière. Un village dans le bocage. Tout se sait mais tout se tait. Des sourires en surface et du mépris sous le vernis. C’est dans ce microcosme que se joue le destin d’une jeune femme, de retour après dix années d’absence. Chapitre après chapitre, personnage après personnage, les passions se déchaînent autour de la protagoniste venue faire table rase du passé.

Les nouvelles que je t’apporte après tant d’années de silence sont bien tristes, mon ange, mais tu n’as pas à t’inquiéter pour moi. Je ne souffre pas. Et je n’ai pas peur de la mort. Mon corps, usé jusqu’à la corde, l’attend avec impatience. Mon âme, quant à elle, l’attend avec résignation. Bien entendu, je ne quitte pas ce monde de gaîté de cœur. J’ai savouré tant d’instants de joie au cours de cette existence !

La joie d’avoir appris à lire et à écrire. Les mots m’ont toujours été d’un tel réconfort ! Ils élèvent l’âme, mon ange. Souviens-toi bien de cela.

La joie d’avoir épousé ton père : un homme bon derrière sa carapace aussi dure que la terre qu’il a cultivée ; aussi dure que cette vie de labeur à laquelle il était voué.

 

 

 

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Cet extrait est également disponible sur Youtube.


Dévoreuse de mots, je croque depuis toujours les histoires et les livres à pleines dents !

Jamais rassasiée, je comble depuis une dizaine d’années mes petites fringales à l’aide de l’écriture. Nouvelles et textes courts sont des amuse-gueules que j’ai plaisir à concocter et à partager, en particulier quand ils sont noirs et frétillant de passions féroces.

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