Lettres d’accompagnement de manuscrits : les pièges à éviter

Notre Comité de lecture a souhaité partager avec vous son expérience de réceptionniste de manuscrits. Et surtout un sujet quelque peu épineux : la lettre d’accompagnement du manuscrit.

Ces situations réfèrent à notre propre expérience, et peuvent varier selon les éditeurs. Cependant, nos exemples vous donneront une première idée de ce qui est à faire, et surtout, de ce qui est à ne pas faire !

La lettre d’accompagnement de votre manuscrit est importante, car elle offre à l’éditeur un premier regard sur votre œuvre. Parfois, elle peut suffire à juger votre livre ! Travaillez-donc la bien pour optimiser vos chances d’être publié.

Il n’existe pas de modèle-type pour une lettre. Cependant, nous vous conseillons d’y mettre vos noms, prénoms, adresse (au moins un e-mail pour un envoi électronique) et surtout des formules de politesse. Pour la suite, tout dépendra de votre expérience. Certains auteurs présentent leur cursus littéraire (publications), d’autres leur métier. On raconte que l’édition traditionnelle donne plutôt leur chance aux écrivains, enseignants et journalistes.

Naturellement, il convient de présenter le texte que vous soumettez au Comité de lecture (le genre, le résumé…). Ainsi, il aura une idée plus claire de votre récit, et saura tout de suite s’il peut l’inclure dans l’une des collections de la maison.

Quelques exemples à éviter

1 : Le classique « j’ai vu le mot éditeur et donc j’envoie mon manuscrit ». Très semblable à un « j’ai vu de la lumière, alors je suis rentré ». La conclusion est d’ailleurs similaire : vous risquez fort de vous faire renvoyer à coups de pieds au derrière ! Bon, ok, on exagère peut-être un peu, mais en tout cas, ne vous attendez pas à une réponse positive si vous faites ce type de lettre. Il s’agit du plus grand motif de refus dans l’édition.

Par exemple, chez nous comme vous le savez, nous sommes orientés vers les textes sombres (notamment le polar, le fantastique) et, surtout, la fiction. Nous n’avons pas décidé de publier autre chose pour le moment. Pourtant, vous n’imaginez même pas le nombre d’essais politiques sur l’Afrique que nous recevons…  Naturellement, nous les refusons, puisque nous ne souhaitons pas publier d’autres essais que ceux qui, éventuellement, porteraient sur la Littérature.

Ainsi, le jeune auteur doit vérifier au préalable que l’éditeur auquel il s’adresse publie des livres similaires au sien ! Le meilleur moyen d’éviter de tomber dans ce piège est d’étudier les collections de l’éditeur, pour voir si votre ouvrage y trouvera sa place.

2 : Attention aux fautes ! En effet, un courrier rempli de fautes d’orthographes, d’erreurs de ponctuation, de répétitions et au discours confus (surtout lorsqu’il s’agit de présenter son texte !) ne laisse rien présager de bon pour la suite. Le petit plus dramatique pour vous ? C’est lorsque votre résumé est confus, car cela montre que vous n’avez pas compris vous-même l’histoire que vous avez écrite (il s’agit souvent de personnes qui se sont essayées à l’écriture un peu par hasard, qui ont écrit un truc, et qui l’envoient également par hasard).

Des petits trucs en prime ? N’hésitez pas à dire si vous avez déjà été publié, chez quel éditeur, et combien d’exemplaires vous avez vendu, si votre texte est libre de droits ou si vous êtes toujours engagé auprès d’une autre maison d’édition, si vous prévoyez l’écriture d’un autre livre (surtout pour un éditeur papier, car il investit sur vous), si vous prévoyez une édition illustrée, une traduction, etc. Indiquer ces éléments jouera en votre faveur, surtout pour l’édition classique.

Enfin, et nous insistons sur ce point : n’oubliez pas vos formules de politesse ! Celui qui recevra votre manuscrit, électronique notamment, y sera très sensible. Il vous saquera si vous oubliez de mettre un simple bonjour/cordialement.

Vous nous direz, ce sont les bases même de la politesse la plus élémentaire (mon cher Watson). Et pourtant, de plus en plus d’individus semblent les ignorer. Personnellement, nous supprimons automatiquement tous les mails vides contenant une simple pièce jointe, car rien ne nous prouve qu’il ne s’agisse pas d’un virus. Et puis, nous sommes des êtres humains, et non une poubelle 😉

Nous espérons que ces petits conseils vous seront utiles, et nous vous souhaitons bonne chance dans vos envois !

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