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Votre corps me va si bien, de JC James (Extrait en ligne : Chapitre 4)

Comment avait-il pu être aussi naïf ? Comment avait-il pu un seul instant penser que ces gens l’employaient par pur humanisme ?
Quel imbécile, quel idiot il faisait !
Il se trouvait à présent dans un coin paumé de l’Europe de l’Est, à quelques heures de transférer le machiavélique cerveau d’un riche cinglé dans le crâne d’un parfait inconnu. Quelles allaient être les conséquences de cette intervention révolutionnaire si elle réussissait ?
Qu’avait en tête ce groupuscule qui agissait dans le secret ? Et surtout, comment pourrait-il, lui, se sortir de ce guêpier ?
Le docteur Marc Kloënsberg, célèbre neurochirurgien, s’en voulait d’avoir quitté précipitamment New York quelques mois plus tôt. La proposition de ce scientifique allemand lui était alors apparue plutôt séduisante et tellement arrangeante…
À vrai dire, elle tombait à point nommé. Sa vie personnelle ressemblait alors à un énorme chaos : sa future femme venait de mettre les voiles sans raison apparente, son patron l’avait brusquement congédié et, pour clore le tout, la police criminelle le persécutait…
Tout le poussait à fuir le pays. En acceptant cette sordide proposition, il allait pourtant, sans le savoir, déclencher un véritable cataclysme.

New York, jeudi 13 juillet 1989, 7 h 10.

Un mois. Cela faisait maintenant un mois que Marc n’avait aucune nouvelle de Camille, trente jours qu’il se rongeait les sangs à attendre un improbable appel de l’ex-femme de sa vie. Depuis ce terrible jour de juin, il n’avait touché à rien dans son appartement. L’ensemble ressemblait à un véritable capharnaüm, une porcherie, à une maison des 7 nains où Atchoum aurait fait une poussée de delirium tremens. Ajoutez à ces problèmes d’entretien une alimentation catastrophique, une hygiène douteuse, un coiffeur en vacances et vous finirez par avoir une vague idée de ce à quoi pouvait ressembler cet homme en ce triste jour.

Marc n’était plus que l’ombre de lui-même. Il n’avait plus goût à rien. Même son métier de médecin le faisait vomir. Opérer pour sauver des vies, quel intérêt ? La sienne n’avait plus aucun sens. Le jeune neurochirurgien ne dormait plus, mangeait n’importe quoi et n’importe quand, absorbait des anxiolytiques en quantité irraisonnable. Son espérance de vie avait fondu de moitié en quelques semaines ! Il n’avait même plus mis les pieds au bloc opératoire depuis une quinzaine de jours. En voyant son physique, son moral et ses compétences se dégrader, le professeur Callys lui avait gentiment conseillé de se reposer. Tout ce temps passé à réfléchir sur le pourquoi ou le pour qui Camille l’avait quitté ! Marc n’avait rien vu venir, pas eu un seul moment de doute. Il avait le sentiment d’être le plus grand blaireau qui n’eut jamais existé sur cette terre. Elle, par contre, méritait un oscar pour son exceptionnelle représentation. Chapeau bas, l’artiste !

*

L’amour qu’il avait pour cette fille avait fini par se transformer en haine et en rancune. Un subit élan de rage l’envahit. Après s’être saisi de plusieurs grands sacs-poubelle, y avoir jeté ses fringues, ses innombrables produits de beauté, les dizaines de paires de chaussures qui traînaient, il se décida à balancer toutes les affaires de Camille par la fenêtre. Cette petite vengeance de bas étage lui fit un bien fou. Marc avait l’impression soudaine d’avoir franchi une étape majeure dans sa reconstruction sentimentale. Il se sentait à nouveau revivre. Camille avait fait un choix en le quittant. Son départ était tout, sauf classe. Il s’attendait à quelque chose de différent de sa part. Comme quoi, on a beau vivre de nombreuses années aux côtés de la personne qu’on aime, l’autre demeure toujours un inconnu, avec sa part de mystères et ses zones d’ombre !

L’envie de tout plaquer lui traversa soudainement l’esprit. Mais pour aller où ? La précipitation n’était pas une bonne solution. Le jeune homme, après une courte réflexion, se décida à aller travailler. Sa pause dépressive devait prendre fin au plus vite. Après s’être redonné figure humaine, avoir rangé quelque peu son appartement, Marc se jura que le soir même il ressortirait son petit calepin de contacts et rappellerait des anciennes amies. Il se devait de soigner son mal par le mal. Une femme venait de lui briser le cœur ? Il allait se charger de trouver rapidement une remplaçante à cette mégère, une douce et gentille fille qui, elle, saurait le reconstruire.

8 h 30.

Marc venait de grimper presque joyeusement dans sa mini. Il tourna la clé de contact et… rien ! Cette voiture commençait sérieusement à lui sortir par les yeux ! Il se jura de s’en débarrasser au plus vite. Nouvel homme, nouvelle vie, nouvelle bagnole. Il sortit de l’habitacle en trombe et se défonça violemment le crâne sur l’arête du toit. Marc poussa un juron bien épicé et se retrouva allongé sur les deux sièges avant, groggy. Après quelques secondes de récupération, il crut entendre un rire. Il sortit prudemment du véhicule et aperçut, accoudé à sa fenêtre, son intellectuel de voisin qui gloussait de plaisir en se foutant toujours de lui. Ce mec avait le regard d’un poulpe qui cherchait désespérément à additionner deux plus deux. Son nez courait en zigzag et quelques-unes de ses dents manquaient à l’appel. Sans plus réfléchir, Marc lui leva un magistral doigt, pointant fièrement son majeur vers le ciel. L’autre s’arrêta de sourire tout net. Cette grosse brute épaisse le toisait à présent comme un pitbull qui venait de surprendre un yorkshire lui piquant son os :

˗         Bouge pas p’tite fiotte, j’descends te régler ton compte !

Là, Marc se dit que son comportement irresponsable allait lui attirer de gros ennuis. S’il restait planté ici encore quelques minutes, il se retrouverait vite fait à quatre pattes pour ramasser ses quenottes ! N’ayant aucunement l’intention de porter un dentier aussi jeune, le jeune homme poussa énergiquement sa voiture vers le bas de la rue. L’Austin démarra en trombe, lui laissant néanmoins le temps d’apercevoir l’autre coco, fou de rage, tenter de battre le record du 100 mètres. Le médecin qu’il était ne put s’empêcher d’admirer cette grosse masse musculaire se ballotter de droite à gauche, et ce en toute inefficacité. Les godasses du balaise semblaient coller au bitume. Il rit aux larmes pendant plusieurs minutes avant de prendre conscience qu’il ne pourrait désormais plus rentrer chez lui, sous peine de mourir sous les coups de boutoir de Rocky !

9 h 15.

Après les sempiternels embouteillages rencontrés à cette heure matinale, il pénétra dans le service de neurochirurgie. C’était le jour des consultations aujourd’hui, moment idéal pour reprendre tranquillement son activité. Marc pénétra dans le bureau de Suzanne Told, la secrétaire du service. Elle l’accueillit avec un sourire des plus charmeurs. Cette jolie blonde d’une quarantaine d’années craquait pour lui depuis son arrivée au New York Downstate Medical Center et s’en cachait à peine. Lui l’avait bien remarquée, mais il n’y avait jamais rien eu entre eux. Marc était fidèle et droit, l’homme d’une seule femme, qui venait d’ailleurs de le plaquer sans ménagement.

˗          Dr Kloënsberg, vous voilà enfin de retour ? Vous avez une mine déplorable, votre amie vous nourrit mal. Venez donc passer un petit week-end avec moi, je vous ferai de bons petits plats et plein d’autres choses qui vous remettront d’attaque, vous verrez !

˗          Merci, Suzanne, je vais y réfléchir.

Marc ne put s’empêcher de remarquer que la jeune femme était ravissante et très sexy. Sa façon de s’asseoir, de parler, de s’habiller. Tout en elle n’était qu’érotisme. Un petit chemisier très près du corps mettait en valeur sa petite poitrine et une mini-jupe laissait entrevoir de longues et superbes jambes gainées de nylon. Le jeune homme, revenant brusquement à des pensées plus chastes, s’aperçut que Suzanne l’observait d’un regard malicieux :

˗          Docteur, à quoi pensez-vous ?

˗          Euh, à rien Suzanne, à rien. Le professeur Callys est-il dans son bureau ?

˗          Oui, mais il est avec deux policiers.

˗          Des policiers ? Mais que lui veulent-ils ?

˗          À vrai dire, docteur, c’est à vous qu’ils voulaient parler.

˗          À moi ?

Marc ne pouvait pas s’imaginer une seule seconde que l’autre gros balourd irait porter plainte pour insulte. Que risquait-on pour un malheureux doigt balancé à la face d’un abruti ? Probablement pas grand-chose. Après s’être fait annoncer, il franchit la porte du bureau de son chef de service :

˗          Marc, enfin ! Comment allez-vous mon vieux ? Asseyez-vous, prenez place. Je vous présente les inspecteurs Patterson et Wilcok, de la police de New York.

˗          Messieurs. Que puis-je faire pour vous ?

˗          Dr Kloënsberg, connaissez-vous cette jeune femme ?

˗          Camille ! Oui, c’est ma petite amie. Elle a disparu du jour au lendemain sans me laisser aucune nouvelle !

˗           Et cela ne vous a pas inquiété plus que ça ? Vous n’avez pas cru bon d’avertir nos services ?

˗          Bien sûr que je me suis affolé, et évidemment que j’ai contacté immédiatement le commissariat central. Pour qui me prenez-vous, Colombo ? Pourquoi m’interrogez-vous aujourd’hui, alors que Camille a disparu depuis un mois ?

˗          Pour la simple raison que Starsky et Hutch ont retrouvé la voiture de votre amie dans l’Hudson, sur les berges du parc Von Briesen. Veuillez nous suivre au commissariat, Dr Kloënsberg, je crois que vous avez beaucoup de choses à nous dire.

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Votre corps me va si bien, JC JamesD’un passé de sous-marinier, au besoin toujours vital de passer de longues heures en mer, une actuelle profession de santé où se côtoient intimement joie et tristesse, JC James a toujours ressenti l’envie d’écrire mais sans pourtant jamais y succomber, jusqu’à ce jour. Récemment débridé par la lecture de « romans de gare », un genre de littérature qu’il affectionne tout particulièrement, et pourtant désigné par ses détracteurs comme sans intérêt, absurde ou commercial, l’auteur se lance dans l’écriture de romans d’anticipation, n’ayant qu’un seul rêve : toucher et donner du plaisir à ce grand public si fréquemment dénigré.

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