Votre corps me va si bien, éditeur français, éditions l'arlésienne, ebook a telecharger, ebook download, ebook france, ebooks en français, l'arlésienne éditions, livres, livres numériques francophones, livres originaux, livres pour adultes dyslexiques, maison d'édition france

Votre corps me va si bien, de JC James (Extrait en ligne : Chapitre 2)

Comment avait-il pu être aussi naïf ? Comment avait-il pu un seul instant penser que ces gens l’employaient par pur humanisme ?
Quel imbécile, quel idiot il faisait !
Il se trouvait à présent dans un coin paumé de l’Europe de l’Est, à quelques heures de transférer le machiavélique cerveau d’un riche cinglé dans le crâne d’un parfait inconnu. Quelles allaient être les conséquences de cette intervention révolutionnaire si elle réussissait ?
Qu’avait en tête ce groupuscule qui agissait dans le secret ? Et surtout, comment pourrait-il, lui, se sortir de ce guêpier ?
Le docteur Marc Kloënsberg, célèbre neurochirurgien, s’en voulait d’avoir quitté précipitamment New York quelques mois plus tôt. La proposition de ce scientifique allemand lui était alors apparue plutôt séduisante et tellement arrangeante…
À vrai dire, elle tombait à point nommé. Sa vie personnelle ressemblait alors à un énorme chaos : sa future femme venait de mettre les voiles sans raison apparente, son patron l’avait brusquement congédié et, pour clore le tout, la police criminelle le persécutait…
Tout le poussait à fuir le pays. En acceptant cette sordide proposition, il allait pourtant, sans le savoir, déclencher un véritable cataclysme.

New York, quelques mois plus tôt, lundi 5 juin 1989, 4 h 50.

L’affreuse alarme du réveil fissura, comme tous les autres matins, les tympans de Marc. Sortant tout juste de ce puits de sommeil, le jeune homme sentit le corps brûlant de Camille se coller contre lui. Le cauchemar s’effaça immédiatement pour céder place au plus mirifique des rêves. Il la caressa délicatement, l’embrassa tendrement, lui susurra les mots les plus doux qui soient.

Cela faisait huit ans que tous ses réveils ressemblaient à celui-ci. Camille, elle, était plus distante à cette heure matinale. On pourrait même qualifier son comportement de ronchonnant. Cette fille avait beaucoup de qualités, mais elle n’était pas du matin. Depuis toutes ces années, les mots qu’elle crachait à la figure de Marc étaient inexorablement les mêmes : « c’est l’horreur », « j’en peux plus », « je suis usée ». Et pourtant, cette travailleuse acharnée était la femme la plus courageuse et la plus méritante que le jeune garçon connaissait.

*

Ils s’étaient rencontrés une dizaine d’années plus tôt. À l’époque, ils terminaient leurs études de médecine à l’Université John Hopkins de Baltimore, dans le Maryland. À l’occasion d’un stage de plusieurs semaines dans un service de chirurgie neurologique, leurs routes s’étaient croisées. À vrai dire, elles avaient fait un peu plus que ça. Après seulement quelques jours, elles s’étaient même carrément chevauchées !

Dès que Marc commença à côtoyer Camille, il en tomba follement amoureux. Ce fut une révélation, une évidence, une logique qui lui semblait implacable, une rencontre qui ne pouvait lui être diligentée « que » par Dieu lui-même.Cette fille était faite pour lui. C’était son double au féminin et elle deviendrait inévitablement son amie, sa maîtresse, sa femme, la mère de ses enfants.Depuis cet instant, ils ne s’étaient plus quittés.

Après leur dernière année de « résidence » à l’université, diplôme en poche, Marc et Camille avaient communément décidé de quitter l’État du Maryland pour poursuivre leurs carrières. Ils emménagèrent donc en 1982 à New York, sur Staten Island, l’un des cinq arrondissements de « Big Apple ». L’appartement était simple. Situé au second étage d’une petite résidence cossue, les jeunes amoureux en avaient fait un endroit charmant. Une pièce principale d’une vingtaine de mètres carrés aux murs de briques rouges et au parquet de chêne clair voyait un petit lot de meubles résolument bon marché. Parmi eux, un confortable canapé d’angle aux pieds métalliques, une table basse au design résolument moderne et une bibliothèque abritant de nombreux auteurs de science-fiction dont ils étaient tous deux friands, allant de George Orwell à Frank Herbert, en passant par Dan Simmons. Dans un angle de la pièce, le petit bijou de Marc : une chaîne high-tech Bang & Olufsen, modèle Beocenter 9000, un joyau qu’il s’était offert avec ses premiers salaires de neurochirurgien, privilégiant, au grand désespoir de Camille, la musique à un aménagement plus luxueux. Une petite cuisine aménagée et une chambre garnie d’un lit avec piétement et panneaux lattés en noyer massif finissaient l’ensemble.

*

Certains gros bras fréquentant le couple, probablement un peu trop chargés en testostérone et cherchant désespérément à atteindre le QI d’un poisson rouge, trouvaient Marc un peu gnangnan quand il parlait de leur « nid douillet ». Lui s’en moquait. Il avait beau être passionné par son métier, ne pas voir les heures s’écouler concentré dans son bloc opératoire, pour rien au monde Marc n’aurait raté le sacro-saint rendez-vous de la fin de journée avec Camille. S’étant accordés tous deux pour rentrer vers 19 h 30, les jeunes gens avaient mis en place un protocole immuable leur servant de sas de décompression. Ils commençaient par s’affaler sur leur vieux canapé chargé de coussins multicolores et s’embrassaient tendrement à n’en plus finir. Le jeune homme proposait ensuite à sa compagne de boire quelque chose. Invariablement, Camille lui répondait :

˗          Je veux bien un de tes délicieux cocktails.

˗          Lequel veux-tu ce soir ? Un cocktail d’Halloween, un Gin, un Martini ?

˗          Va pour un Martini.

Marc sortait alors deux verres, mélangeait le Gin avec le Vermouth, accompagnait le tout d’un zeste de citron et de deux olives vertes.

˗          Hmm ! C’est merveilleusement bon, mon amour. Tu as raté ta vocation.

Suivait un délicieux repas aux mets fins, habilement préparé par Marc. Le jeune médecin disait à qui voulait l’entendre que si son choix ne s’était résolument porté vers la neurochirurgie, il aurait adoré travailler en cuisine et devenir un grand chef. Son argument s’avérait implacable : « Quitte à découper de la cervelle en tranches, autant que ce soit celle d’un homme, et non celle d’un porc ! » Et leur vie s’écoulait ainsi, paisiblement…

6 h.

Camille terminait de se préparer. Cela faisait maintenant plus d’une heure qu’elle était dans la salle de bain à se laver, se sécher les cheveux, les lisser, s’hydrater le corps avec tel produit, le visage avec tel autre et les mains avec un troisième. Cette pièce ressemblait à un véritable institut de beauté. Marc, déjà attablé, terminait son « pain beurre », à la française, et attendait,attendait…

Enfin, Camille surgit dans la pièce. Arborant un merveilleux sourire, elle s’approcha et embrassa amoureusement Marc. Il remarqua qu’elle sentait divinement bon. Son parfum enivrait et rendait fou le jeune mâle. Cette essence restait invariablement la même depuis dix ans. Dès que ses vapeurs atteignaient le cerveau de Marc, leurs premiers émois amoureux se trouvaient projetés sur son écran interne. Tout en lui faisant son café et en lui préparant quelques tartines, il se colla contre elle. Un irrésistible besoin de la sentir, de la toucher, d’apprécier la chaleur de son corps l’envahit. Camille regarda son pain, son café et sourit.

˗          Nous n’avons jamais été à Paris ensemble, c’est dommage. Nous sommes en mars et je peux organiser ça pour cet été. Qu’en penses-tu?

˗          Je ne sais pas. Il faut que j’y réfléchisse. Ne me précipite pas. J’ai tellement de travail dans les mois à venir !

˗          Le travail, c’est bien, mais il y a aussi la vie, notre amour. Prenons le temps de…

˗          Arrête avec ça, Marc ! Tu es parfois si fatigant avec toutes tes idées et tes concepts hippies.

˗          Mes concepts hippies ? T’aimer et vouloir passer du temps à tes côtés, c’est être hippie, ça ?

˗          Pour moi, mon métier est plus important que tout. Je serais prête à tout sacrifier pour la chirurgie et mes recherches.

˗          La chirurgie et tes recherches, plus importantes que tout ? Mais qu’est-ce qui te prend ce matin, tu es souffrante, tu as de la fièvre ?

˗          Tu m’emmerdes, Marc. Allez vous faire foutre, toi et tes tartines beurrées !

Camille se leva brutalement. Telle une vraie furie, elle se saisit de sa veste, attrapa au vol son sac, ouvrit la porte et disparut en la claquant. Les murs tremblèrent, un cadre tomba et se brisa. Le silence devenu lourd laissa Marc là, interdit, médusé, son morceau de pain à la main et la bouche désespérément ouverte. Il ne comprenait rien à ce qui venait de se passer. En huit années de vie commune, jamais le couple n’avait eu la moindre dispute.

Le comportement de Camille l’intrigua. Depuis quelques semaines, il avait bien remarqué qu’elle semblait un peu plus soucieuse, que son sommeil devenait moins régulier, mais, à l’époque, il n’y avait guère prêté attention. Des problèmes au boulot ? Certainement pas ! La jeune femme s’affirmait comme un neurochirurgien de tout premier ordre et ses recherches sur le possible rajeunissement des neurones avançaient à grands pas. Ses supérieurs chantaient ses louanges, ses articles faisaient un tabac. Non. Il devait y avait autre chose.

« Un amant !!! »

Le terme claqua comme un coup de fusil. Marc envisageait la chose pour la première fois. Il l’imaginait dans les bras d’un autre, le caressant, l’embrassant, lui faisant tendrement l’amour.

« Non… ce n’est pas possible » chercha-t-il à se rassurer. Il décida de chasser ces images qui lui collaient des migraines et la nausée. Marc continua à fouiller les tréfonds de sa mémoire. Rien à faire, il ne voyait décidément pas.

« Cet appel ! » Cet appel mystérieux d’il y a environ un mois. Oui, c’était çadevait être ça, tout avait bien commencé à partir de là. Quand il l’avait interrogée à l’époque, elle lui avait tout simplement dit que c’était une proposition de boulot en Europe et qu’elle venait de décliner l’offre. Il s’était un peu moqué de Camille à cet instant, lui faisant remarquer qu’elle serait bien incapable de quitter New York, de s’éloigner de ses parents et de se passer de ses sempiternels hamburgers. L’air sombre et le regard songeur de la jeune femme auraient dû l’interpeller et lui faire prendre conscience que la chose se révélait bien plus préoccupante qu’il n’y paraissait…

7 h 30.

Marc sortit enfin de ses pensées. Le travail l’attendait. Il balança toute la vaisselle sale dans l’évier. Il était trop tard pour se lancer dans un grand nettoyage. Pour une fois, tout restera dans l’état, Camille pourrait bien dire tout ce qu’elle voulait, c’était elle la responsable ! Le jeune homme se brossa rapidement les dents, admira une dernière fois la brillance de son crâne désespérément dégarni, rangea méthodiquement ses sourcils qui prenaient un malin plaisir à s’entremêler. Bon, tout était à peu près en ordre. Il attrapa au vol sa sacoche et les clés de sa mini-Austin.

Parvenu au parking, il admira une fois de plus, en connaisseur, son petit bolide anglais. En se contorsionnant, il parvint sans trop de difficulté à se placer devant le volant en bois riveté. Il tourna le démarreur, le moteur se mit à toussoter, vibrer, fut pris d’un soubresaut et puis, plus rien. Marc, furibond, sortit de cette foutue voiture et lui asséna un violent coup de tatane dans l’aile avant gauche. Très vite, il regretta son geste. L’aile était cabossée et une violente douleur s’étendait du bout de son pied jusqu’à l’aile iliaque.

« La prochaine fois, se dit Marc, il faudra que je réfléchisse avant de faire un geste aussi stupide ! » D’autant plus que son abruti de voisin du dessus, accoudé à sa fenêtre, se délectait du spectacle.

« Il se fout de moi, c’est net. S’il ne pesait pas cent trente kilos pour un mètre quatre-vingt-quinze, ne pratiquait pas la boxe et n’avait pas cette réputation de brute, je monterais lui infliger une bonne raclée ! » Il remonta dans sa voiture, enclencha la seconde et la poussa dans une légère descente. Cette fois, la petite anglaise démarra.

8 h.

Marc était maintenant franchement à la bourre. La circulation devenait dense à l’approche du pont de Verrazono-Narrow. Franchissant bon gré mal gré l’Hudson, il parvint enfin dans Brooklyn et finit par atteindre le 450 Clarkson Avenue, siège du New York Downstate Medical Center.

À peine le pied posé dans le service de neurochirurgie, le jeune médecin se fit chambrer par le professeur Callys, son chef de service :

˗          Alors mon petit Marc, panne de réveil ?

˗          Non, Professeur, une belle scène de ménage, comme dans les films à l’eau de rose que vous aimez tant.

˗          Une scène de ménage avec Camille ?

˗          Eh oui, aujourd’hui, l’ange s’est transformé en démon.

˗          Ne vous inquiétez pas Marc, un beau bouquet de fleurs, quelques mots doux et l’affaire sera vite oubliée.

˗          Je l’espère professeur, je l’espère !

Durant toutes ces heures, Marc ne cessa de penser à Camille. Avec du recul, son comportement lui apparaissait comme absolument irraisonné. Il ne l’avait jamais vue dans un tel état, et attendait la fin de journée avec impatience pour pouvoir enfin s’expliquer avec elle.

19 h 30.

Enfin ! Marc balança sa blouse dans son casier et sortit précipitamment de l’hôpital. Cette fois, la voiture démarra au quart de tour. Ça, c’était un signe positif ! Comme le professeur le lui avait conseillé, il s’arrêta chez un fleuriste.

« Ce type en est à son sixième mariage et aurait une double liaison adultère, je suppose qu’il s’y connaît, en femmes », se dit-il. Le chemin du retour se fit en battant tous les records de vitesse. Coup de chance, en ce début de soirée, pas un uniforme n’était visible à l’horizon. Terminer cette journée catastrophique au mitard aurait été un comble, le pompon, le gâteau sous la cerise. Marc arriva enfin devant l’appartement, au 55 Essex Drive. La voiture de Camille n’était pas sur le parking.

« Cette fille est définitivement une grosse bosseuse. Ce sera très difficile de la convaincre de travailler moins ! » Il disposa les fleurs dans un beau vase, prépara son cocktail préféré, mit un CD de Toto et s’installa confortablement.

21 h.

Là, Marc commençait à s’inquiéter sérieusement ! Jamais Camille n’avait été aussi en retard. De deux choses l’une : où elle lui en voulait au point de découcher, où bien il lui était arrivé quelque chose de grave. D’un tempérament carrément pessimiste, il opta pour la seconde solution. Prenant l’annuaire, il commença à appeler fiévreusement tous les hôpitaux situés entre l’appartement et son lieu de travail : Le Maimonides Medical Center, le Staten Island Hospital, le Richmond University Médical center. Rien. Aucune Camille Brighton ni aucune personne lui ressemblant n’avaient été hospitalisées dans la journée. Marc recommença l’opération en appelant cette fois le commissariat central : pas d’accident grave aujourd’hui sur le trajet indiqué.

Il était abasourdi et ne savait plus quoi faire. Son cerveau était dans un sale état, tétanisé, paralysé par l’idée qu’il soit arrivé quelque chose de dramatique à Camille. Il finit pourtant par se convaincre qu’elle avait dû vouloir lui faire payer cher leur petite dispute de ce matin. Elle devait s’être réfugiée chez une de ses collègues de travail. Ses parents habitant Baltimore, à plus de deux cents kilomètres de là, il était impossible qu’elle se soit décidée brusquement à partir aussi loin, sans linge de rechange et surtout, sans ses précieuses affaires de toilette. Hors de question d’inquiéter ces pauvres gens pour rien.Se saisissant de l’annuaire, Marc rechercha rapidement le numéro de Carole Fiwert, sa meilleure amie. Il le trouva enfin, composa les chiffres sur le clavier et attendit avec angoisse que quelqu’un décroche…

˗          Oui, allo ?

˗          Carole ? Ici Marc, Marc Kloënsberg, le conjoint de Camille.

˗          Ah oui, bonsoir, Marc, comment vas-tu ?

˗          Bien, bien. Camille est-elle chez toi ? Nous nous sommes bêtement querellés ce matin pour une peccadille et je n’ai aucune nouvelle depuis. J’ai pensé que peut-être…

˗          Je n’y comprends rien Marc, je suis désolée. Je pensais que vous aviez quitté le pays depuis déjà plusieurs semaines !

˗          Quitter le pays ? Mais pourquoi aurions-nous quitté le pays ?

˗          Marc, je suis désolé, mais Camille a démissionné de son poste il y a maintenant un mois. Elle nous a dit qu’elle venait d’accepter un poste dans un centre de recherches privé. Son contrat débutait le 15 de ce mois, à Johannesburg, en Afrique du Sud !

https://www.7switch.com/assets/widget.js

 

Achat : bookeen, kobo, amazon, apple, google play / Lecture en ligne : Youscribe, Youboox / Extrait : Chapitre 1,2,3,4,5

Ce titre existe également au format papier
Besoin d’aide ? Lecture gratuite avec Youbooxlecture par abonnementlecture sur PCapplicationsFoire aux questions

D’un passé de sous-marinier, au besoin toujours vital de passer de longues heures en mer, une actuelle profession de santé où se côtoient intimement joie et tristesse, JC James a toujours ressenti l’envie d’écrire mais sans pourtant jamais y succomber, jusqu’à ce jour. Récemment débridé par la lecture de « romans de gare », un genre de littérature qu’il affectionne tout particulièrement, et pourtant désigné par ses détracteurs comme sans intérêt, absurde ou commercial, l’auteur se lance dans l’écriture de romans d’anticipation, n’ayant qu’un seul rêve : toucher et donner du plaisir à ce grand public si fréquemment dénigré.

Cliquez ici pour découvrir sa bibliographie (et bien plus encore !)

Laissez vous-aussi un commentaire !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s