Publicités
Les dernières niouzes

La mer, de Lucille Cottin

Hannibal traversant les Alpes, William Turner

Le navire glisse d’étapes en escales
Voilier incroyable à la proue parée d’or
D’émeraudes de diamants pâles et de mort
A son bord roule tel un cor une nuée d’opales
Les hommes les rattrapent et tombent à la mer
Vois, je suis seul et subis ces pénibles haltes
Sous la huée des noyés : « Nous irons jusque Malte ! »
J’y songe et en parle avec un rire amer
Et mon navire roule nécrosement vers
La terminaison de mon grotesque univers
Sombres souvenirs et faibles espoirs d’or
Écoute la nuit et les chants hauts des Maurs
Finis ta vie, Ô triste carcasse de verre !
Dans un néant sans bruit sans naufrage ni vers

Lucille Cottin est née en 88 à Metz. Dès son plus jeune âge, elle se plonge dans l’univers du livre et de la bande-dessinée. A côté, elle dessine et bricole des tas de personnages. Après moult péripéties, elle rejoint l’université de Lorient, puis celle d’Angers, pour suivre des études de lettres teintées d’archives et d’édition.

Ses livres Articles récents à son sujet

Laissez vous-aussi un commentaire !

%d blogueurs aiment cette page :