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L’Ankou

Entre charrette, chouchen et trépassés

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L’Ankou, connu aussi sous le nom de An Ankoù, est l’incarnation du serviteur de la mort chez les Bretons. Pour d’autres, il fait davantage office de passeur entre la frontière du Mexique et des USA ou entre le monde des vivants et le royaume des morts. D’après Dom Le Pelletier, grand ami de l’Arlésienne, ce nom provient du breton Anken, l’angoisse.

Karrik an Ankoù grinçant dans la nuit

L’Ankou est, d’après certaines légendes, le dernier mort de l’année. Il apparait sous la forme d’un affreux bonhomme portant braies et noir chapeau à larges bords. Il traîne avec lui une charrette (Karrik an Ankoù) dans laquelle il entrepose les cadavres. L’engin grince terriblement, afin de rendre les brumeuses campagnes bretonnes plus lugubres. Qui croise l’Ankou périra à son tour ! (A notre connaissance, seuls Spirou et Fantasio s’en sont sortis vivants).

Pour les habitants de l’île de Sein (que je ne saurais voir), l’Ankou est le dernier noyé de l’année. Tel Charon (Stone), il transporte les morts dans sa barque. Son équipage pousse d’horribles hurlements dans la nuit. De quoi avoir les cheveux qui se dressent sur la tête ! Idéal pour qui veut une coupe punk.

La particularité de l’Ankou est qu’il possède une faux à lame inversée. Autrement dit, le tranchant est tourné vers l’extérieur. Notre brave cadavre n’a qu’à la lancer en avant pour ravir les âmes.

L’amour, la mort, les enterrements

L’Ankou est une figure celtique. Un peu comme Jack o’Lanterne, il s’inscrit dans la symbolique des cycles de la vie et de la mort. On le retrouve au pays de Galles sous le nom d’Anghau, et en Cornouailles sous le patronyme d’Ankow. L’Ankou étant parfois équipé d’un marteau (Si j’avais un marteau-o-o-o !), ce qui le rapproche du dieu gaulois Sucellos – à moëlle – et de son pas tout à fait homologue irlando-fraisien Tag Dagda

L’Ankou est désormais une figure discrète de la mort, supplanté par le passeur Charon et Mortimer. Il arpente désormais seul les mornes plaines bretonnes, et le grincement de sa charrette ne fait plus trembler personne.

En attendant le prochain article, dans lequel nous vous expliquerons comment transformer des petits enfants en délicieux salé, la rédaction vous conseille ces petits livres :

 

 

 

Pour aller plus loin :

L’ami Wiki, et mes connaissances personnelles sur le sujet. Si vous aimez l’Ankou, je vous recommande cette BD !

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Lucille Cottin est née en 88 à Metz. Dès son plus jeune âge, elle se plonge dans l’univers du livre et de la bande-dessinée. A côté, elle dessine et bricole des tas de personnages. Après moult péripéties, elle rejoint l’université de Lorient, puis celle d’Angers, pour suivre des études de lettres teintées d’archives et d’édition.

 

 

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