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Betty-Lou, de Lucille Cottin

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Paris, années 20. Attiré par le faste de la capitale, un jeune provincial s’installe dans un ancien grenier aménagé en appartement, pour réaliser quelques économies et ainsi pouvoir participer aux mondanités de son école. Malheureusement, cette économie ne suffit pas. La pauvreté en fait sa victime.
Reclus chez lui, l’étudiant est condamné à vivre au rythme des fantaisies que lui impose sa bruyante voisine, la cantatrice Béatrice-Louisa Becker. Soirées mondaines, visites érotiques et répétitions intempestives, tout y passe. Car Betty-Lou est une star parisienne, maîtresse de la superficialité. Mais s’il se cachait, au-delà des apparences, une histoire bien plus lugubre ?

Cela commença par de la musique. Quelqu’un, un voisin peut-être, jouait du piano. En tendant un peu l’oreille, je parvins à le localiser : cela venait de l’appartement d’à côté. J’étais étonné : jusqu’alors, j’ignorais que quelqu’un vivait là ! Je n’avais jamais perçu un signe de vie quelconque, et la porte était toujours demeurée close. Rapidement, mon mauvais esprit s’enflamma : avait-on idée de faire un tapage pareil en plein après-midi ? Il devait y avoir des enfants qui dormaient, il y avait des intellectuels qui étudiaient ! J’aurais adoré provoquer un scandale. Quoi de mieux pour prouver son importance ? Seulement, j’étais un ignare en la matière, et ne trouvai ni les mots ni la méthode pour me faire entendre par l’immeuble tout entier. Je restai donc silencieux face à ce qui me parut être un effroyable vacarme. Quelque part, cette souffrance silencieuse me donnait de l’importance. J’étais un martyr !

 

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Extrait :


Lucille Cottin est née en 88 à Metz. Dès son plus jeune âge, elle se plonge dans l’univers du livre et de la bande-dessinée. A côté, elle dessine et bricole des tas de personnages. Après moult péripéties, elle rejoint l’université de Lorient, puis celle d’Angers, pour suivre des études de lettres teintées d’archives et d’édition.

 

 

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