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Interview de Paul G. Sergeant par Erik Vaucey

Un nouvelliste confirmé

(Vous pouvez également retrouver l’interview sur le blog d’Erik Vaucey par ici !)

Le nouvelliste de cette semaine est atypique.
Il a contribué dans l’ombre au succès d’une émission jeunesse qui a bercé plusieurs générations.
De par son expérience professionnelle, il a croisé de nombreuses personnalités du show business,
avant de se consacrer à l’écriture.

Paul Garcia, alias Paul  G. Sergeant, sois le bienvenu !
EV : Bonjour Paul. Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

PG : Je suis né à Oran en Algérie un certain 13 mai sous le signe astrologique du taureau, d’où la vache comme choix d’avatar. Sous l’impulsion de mon paternel, mes profs m’ont dirigé vers des études comptables. Mais après avoir satisfait les envies du père, j’ai décidé de suivre une formation aux techniques audiovisuelles. Avant d’entrer dans ce monde fermé, mes études comptables m’ont permis de survivre en effectuant des missions d’intérim. J’ai ensuite eu la chance de travailler en free lance en tant qu’assistant réalisateur (trop longtemps à mon goût) sur diverses émissions et chaînes de télévision, croisant ainsi des personnages comme : Claude Nougaro nous parlant de sa passion pour le monde d’Audiberti, des animateurs de variétés et artistes eux-mêmes comme Didier Barbelivien, Sacha Distel respectivement animant UN DB DE PLUS et LA BELLE VIE où j’ai eu la chance de saluer : Bécaud, Auffray, France Gall, Catherine Lara, Demis Rossos, Pagny etc…

J’ai ensuite débarqué sur les émissions de la jeunesse et suivi durant de longues années l’équipe de Dorothée et compagnie avant de partir vers d’autres aventures sur une autre chaîne au service des sports de celle-ci pour enfin passer un peu plus tard à la réalisation de programmes et d’événements sportifs. En parallèle, j’écrivais des nouvelles dans l’espoir de voir celles-ci concrétisées en une série de fiction. J’écrivais en quelques sorte avec des mots d’un côté et avec les images de l’autre. Puis j’ai été viré comme un malpropre de ce milieu où les contacts et le carnet d’adresses ont plus d’impact que la qualité du travail fourni. Alors, je me suis tourné vers l’écriture, en participant à des ateliers d’écriture, obtenant le privilège de voir quelques uns de mes écrits récompensés lors de concours ou publiés dans des revues littéraires. J’ai à mon tour animé des ateliers d’écriture et continué à écrire dans l’espoir d’être un jour publié. C’est arrivé, mais hélas la mauvaise gestion de l’éditeur l’a amené à déposer le bilan. voir blog http://audiovisueletcritures.blog4ever.com/

EV : Comptable, homme de télévision, écrivain, voici un parcours riche et varié !
Quand as-tu commencé à écrire des nouvelles ?

PG : Plus de 20 ans.

EV : Et comment t’en est venue l’envie ?

PG : Des auteurs comme Fredrick Brown, Robert Bloch, Richard Matheson, la lecture de recueils de nouvelles, comme la collection « Alfred Hitchcock présente » et l’éditeur NEO qui proposait de belles Anthologies du genre.

EV : Quelles qualités trouves-tu aux nouvelles par rapport aux autres formes littéraires ?

PG : Si elles sont à chutes : suspense, humour, en un texte court. Qu’elles te prennent et ne te lâchent pas jusqu’à la surprise de la fin, sans fioritures inutiles. Alors que dans le roman, l’auteur peut se permettre quelques digressions où il se met en avant en divulguant parfois ses états d’âme.

EV : La concision au service de la densité du propos et de l’intensité du ressenti…
Quels sont les genres littéraires que tu abordes dans tes écrits ?

PG : Suspense, policier, humour, fantastique du quotidien

EV : Fantastique du quotidien. Rien que cette formulation donne envie d’aller lire 🙂
Comment te vient habituellement l’inspiration ?

PG : Pour les nouvelles un mot, une expression, une situation, un thème que je tente de décliner avec des histoires très différentes : Exemple : la mort et les différentes façons de la donner ou et de la recevoir dans « Jeux de… Jeux de vilains ». Pour les romans, mes expériences du passé (audiovisuel) et l’envie d’écrire des scénarios.

EV : On se nourrit de toutes ses expériences…
Peux-tu nous en dire plus sur tes habitudes d’écriture ?

PG : J’écris en général chez moi, directement sur ordinateur. Souvent, quand les idées me titillent, je jette un premier jet tant que je suis inspiré. D’autres fois, l’idée me turlupine, se travaille dans ma tête et après une nuit de sommeil, elle est plus claire. Puis je reprends plus tard le texte pour le peaufiner, l’améliorer. Je mets souvent un fond musical sur des fréquences radios (RTL, TSF JAZZ, RIRES ET CHANSONS, MUSIC BOX) ou avec mes cd de jazz rythm and blues, country, gospels, blues, rock.

EV : As-tu une anecdote à raconter à nos lecteurs sur ta vie d’auteur ?

PG : Dans mon immeuble, le recueil « Jeux de… Jeux de vilains » a circulé après l’achat de deux recueils par certains de mes voisins. Une voisine assez âgée (plus de 70 ans) m’a félicité et m’a déclaré avoir apprécié la nouvelle la plus cruelle écrite dans ce recueil.

EV : Que conseillerais-tu à celui qui voudrait écrire des nouvelles ?

PG : Lire des nouvelles d’auteurs différents, puis choisir son genre préféré et se lancer en partant d’une idée. Avant d’écrire, imaginer toutes les possibilités de l’idée pour l’exploiter à fond. Ensuite réfléchir sur l’attaque et le point de vue qui permettent de rajouter de l’originalité. S’imposer un thème et tenter de le décliner. Participer à des ateliers d’écriture pour s’obliger à écrire suivant des consignes, pour être capable d’écrire sur tout et n’importe quoi, pour apprendre à construire un récit même court sur des exercices qui permettent de s’améliorer sur les descriptions, l’attaque, le point de vue (le JE et l’écriture impersonnelle), les dialogues, la construction d’une phrase, du rythme à insuffler à un texte,  s’autoriser à délirer, à connaître les autres mondes des autres participants. Ces apports sont enrichissants pour tout ‘écrivain.

EV : Et un conseil pour le lecteur de nouvelle ?

PG : Être ouvert à tous les genres.

EV : S’il y avait un livre que tu as lu et apprécié et dont tu aurais aimé être l’auteur, ce serait lequel ?

PG : Les recueils de nouvelles de Fredrick Brown, ceux de la collection Alfred Hitchcock présente
Le premier roman qui m’a donné l’envie de lire encore et d’écrire aussi : « L’alternative du diable » de  Frederick Forsyth.

EV : Aurais-tu un coup de gueule ou un coup de cœur à ajouter ?

Un coup de gueule : les nouvelles sont très peu appréciées en France, mais souvent les éditeurs publient des recueils de nouvelles anglo-saxonnes sans scrupule, au lieu de puiser dans le vivier des nouvellistes français.

EV : Avis aux éditeurs. Mais je sais que ceux qui lisent ce blog sont plutôt du genre à publier des nouvelles francophones 😉
As-tu déjà été publié ?

PG : Oui, on peut retrouver ma bibliographie sur mon site.

EV : Où peut-on te retrouver ?
 EV : Merci Paul pour le temps que tu nous as consacré !

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