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Interview d’Isabelle Larocque : Parfaites, un thriller canadien

Bonjour Isabelle, et merci d’avoir accepté de nous rencontrer !
Pouvez-vous vous présenter à tous nos petits lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Je suis née au Québec en 1970. J’y ai fait toutes mes études jusqu’au doctorat en environnement obtenu en 1999. Depuis, j’ai habité Edmonton (Canada), Abisko (en Laponie suédoise) et finalement en Suisse, mon pays d’adoption depuis 10 ans. J’ai deux garçons et habite à Lyss, ville qui m’a inspiré un de mes premiers romans « Gel Mortel ». J’avoue que mes premiers essais étaient peu littéraires, mais avec les commentaires de mes lecteurs et critiques, je pense m’améliorer. L’imagination est toujours au rendez-vous. De petites étincelles me font commencer plusieurs manuscrits à la fois. L’écriture est une passion pour moi, mais pas une profession puisque je n’ai jamais étudié en littérature. Je me considère comme écrivaine de loisirs. J’apprends aussi en lisant beaucoup. Surtout des polars et thrillers.

Vous venez de publier aux fantastiques éditions l’Arlésienne un roman policier, Parfaites. De quoi parle-t-il ?

« Parfaites » est un suspense qui se déroule à Montréal. De jeunes filles sont attaquées chez elles. Aucune trace d’infraction, donc elles connaissaient leur agresseur. Aucune ne veut le dénoncer de peur de mettre fin à leur carrière. Et les parents sont souvent derrière ce pacte de silence, ayant peur de la « mauvaise publicité » qu’apporterait une délation.

L’inspectrice Julie Bergeron enquête sur ces attaques sauvages et découvre que les adolescentes étaient en contact avec leur bourreau par internet. Il leur offrait le soutien et la compréhension dont elles avaient besoin, il semblait tellement bien les connaître, même dans le détail de leur quotidien, ce qui les rassurait et les mettait en confiance. Elles pensaient avoir trouvé un ami de cœur. Puis, une des adolescentes est retrouvée morte, enroulée dans un tapis, un modus operandi qui ressemble à l’agression dont Julie a été victime à 15 ans. Est-ce que son agresseur est celui qui l’a fait tellement souffrir il y a plus de 20 ans ?

« Parfaites » est un roman traitant des dangers des rencontres virtuelles chez les adolescentes, ainsi que du danger d’isolement dans lequel se placent ces jeunes filles qui recherchent la perfection.

Pourquoi avoir situé l’intrigue à Montréal ?

J’y ai vécu, je connais assez bien la ville pour pouvoir bien la décrire. Montréal est l’une de mes villes préférées. Hétéroclite, cosmopolite, moderne, avec une vieille partie qui rappelle l’Europe.

Dans quel contexte avez-vous écrit cette histoire ? Fait-elle écho à un événement particulier ? Quelle est sa genèse ?

J’ai vu un reportage sur de jeunes prodiges et les sacrifices qu’elles doivent faire pour réaliser leur rêve d’être danseuses étoiles, ou modèles, ou sportives de haut niveau. Elles doivent être simplement parfaites. Et cette recherche de la perfection, que ce soit pour elles-mêmes ou pour plaire à leurs parents, les rend très vulnérables à l’attention de quelqu’un qui semble les comprendre, qui semble vivre la même chose qu’elles. Je me suis dit qu’elles sont des proies faciles pour les prédateurs sur le web. « Parfaites » est un polar, une fiction, mais j’avais envie de faire prendre conscience qu’on a beau parler des dangers de rencontrer des inconnus, que n’importe qui peut se cacher sous un pseudonyme, les adolescentes pensent toujours que rien ne peut leur arriver. Elles font confiance beaucoup trop facilement.

Votre roman est un polar. Êtes-vous une familière du genre ? Que symbolisent les romans policiers pour vous ?

J’en lis une quantité innombrable et je regarde beaucoup de séries criminelles. J’adore particulièrement les polars psychologiques, avec un psychopathe dangereux, des héroïnes qui doutent d’elles-mêmes et de leur intuition. Plus jeune, j’ai voulu devenir psychiatre pour essayer de comprendre la folie. Elle m’attire particulièrement. Mais j’aime aussi les polars d’enquête. Un auteur me plaît si je n’arrive pas à trouver le coupable avant la fin du roman. Je suis fan des auteurs scandinaves, probablement parce que j’y ai habité et plusieurs Québécois parce qu’ils ont un style particulier direct et imaginatif. J’aime particulièrement les romans courts avec beaucoup d’action et de dialogues. J’aime moins les « briques », même s’il m’arrive quand même d’en lire une ou deux par année.  Ma préférence pour les polars me vient probablement des romans d’Agatha Christie que j’ai dévorés au début de mon adolescence.

Quelles ont été vos influences lors de l’écriture de ce roman ?

Ce serait certainement prétentieux de penser que je n’ai pas d’influence particulière, n’est-ce pas ? Je crois qu’inconsciemment nous sommes influencés par nos lectures et nos auteurs de prédilection. Peut-être Patrick Senécal pour sa façon crue de décrire l’horreur. J’ai donné des détails assez macabres des attaques qui sont certainement influencées par cet auteur québécois, même s’il est le maître du « gore » et que je n’égale pas ses descriptions si réelles. Un de mes auteurs préférés est le Norvégien Gunaar Staalesen avec son personnage « Varg Veum » que j’adore. Il décrit toujours la ville de Bergen comme si on y était. J’ai essayé de rendre la ville de Montréal plus vivante pour ceux qui n’y sont jamais allés en décrivant certains quartiers qui me sont chers. Pour le rythme d’écriture avec peu de détails, beaucoup d’action et des dialogues, Chrystine Brouillette et Johanne Seymour, deux auteures québécoises me viennent à l’esprit. Quant à mon psychopathe, c’est sans doute l’influence de la série « Criminal Minds ».

Avant de partir, un petit mot pour vos lecteurs ?

Si vous me lisez, svp faites-moi part de vos commentaires, qu’ils soient positifs ou négatifs (je ne peux que m’améliorer !), à zazoolaro@hotmail.com

Merci, et à bientôt pour une autre interview !

Deux jeunes filles violées dans une violence extrême, des familles qui ne veulent pas porter plainte pour ne pas nuire à la réputation de leurs futures ballerines étoiles et des frères qui semblent totalement indifférents au sort de leurs sœurs. L’inspecteur Julie Bergeron doit essayer de retrouver un agresseur en ne pouvant compter sur le témoignage des jeunes filles agressées, jusqu’au jour où une jeune fille est retrouvée presque morte dans le Vieux Port de Montréal, enroulée dans un vieux tapis. Julie a déjà subi une telle agression il y a plus de 20 ans. Est-ce que son agresseur a été remis en liberté et recommence son jeu macabre avec des adolescentes ? L’inspecteur Bergeron jonglera entre sa vie personnelle, ses souvenirs douloureux et le mutisme des jeunes filles et de leurs familles pour trouver le coupable de ces agressions d’une extrême violence.

 

 

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