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Parfaites, d’Isabelle Larocque

Deux jeunes filles violées dans une violence extrême, des familles qui ne veulent pas porter plainte pour ne pas nuire à la réputation de leurs futures ballerines étoiles et des frères qui semblent totalement indifférents au sort de leurs sœurs. L’inspecteur Julie Bergeron doit essayer de retrouver un agresseur en ne pouvant compter sur le témoignage des jeunes filles agressées, jusqu’au jour où une jeune fille est retrouvée presque morte dans le Vieux Port de Montréal, enroulée dans un vieux tapis. Julie a déjà subi une telle agression il y a plus de 20 ans. Est-ce que son agresseur a été remis en liberté et recommence son jeu macabre avec des adolescentes ? L’inspecteur Bergeron jonglera entre sa vie personnelle, ses souvenirs douloureux et le mutisme des jeunes filles et de leurs familles pour trouver le coupable de ces agressions d’une extrême violence.

L’inspecteur Bergeron prend l’escalier en bois menant au deuxième niveau. Plusieurs cadres avec des photos de famille sont apposés sur le mur. Des clichés de vacances, des enfants, et une dominance d’images de ballet, certaines plus vieilles que d’autres. La mère et la fille aux mêmes âges, mais avec plus de vingt ans de différence.

Les cris se sont calmés, mais le gémissement constant d’un animal blessé parvient aux oreilles de l’inspecteur. La première porte à droite est une chambre d’adolescent. Des trophées, des affiches de filles en tenue légère sur les cloisons, des vêtements et des ballons de football gonflés ou non qui jonchent le sol. L’équipement complet du parfait footballeur canadien est amassé dans un coin. Une équipe scientifique s’affaire autour du lit.

 

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Extrait :


Isabelle Larocque, québécoise d’origine et suisse d’adoption, est une scientifique de formation. Elle détient un doctorat en sciences de l’environnement de l’UQAM (Montréal) et a une compagnie offrant des services en historique et restauration de lacs.

A l’aube de la quarantaine, elle décide de se mettre à l’écriture, sa passion depuis son enfance. Elle publie « Un passé gênant » aux éditions Québec-Livres, « Un sixième sens maudit » aux Editions Mots en Toile et trois romans auto-édités dont « Gel Mortel » considéré dans les 5 finalistes du Prix du Polar auto-édité 2016 (décision en mars 2016).

 

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1 Comment on Parfaites, d’Isabelle Larocque

  1. On grimace à lire ce qu’ont subi ces malheureuses jeunes filles, violées et atrocement torturées. On a le sang qui bout et des envie de coller des beignes à leurs parents, qui nient la gravité des faits parce qu’il faut sauver la carrière de leurs enfants, parfaites ballerines en formation, parfaites futures stars du tutu. On compatit aux affres de l’inspecteur Bergeron, qui mène l’enquête avec cette part de combat personnel de celle qui a subi ce qu’ont subi les victimes. On se lance, avec elle, sur de fausses pistes, on soupçonne à tort, on attend la victoire du bien sur le mal, de la raison sur la folie. Résultat on avale ce polar au plus vite, non par volonté – car il est fort bien écrit -, mais par nécessité – car on le vit et qu’on veut savoir, car il faut savoir.

    Alors bien sûr les esprits chagrins noteront qu’il y a parfois des hasards miraculeux, des coïncidences faciles, des retournements rapides. Mais peut-on, en ce monde tordu, avoir du plaisir à se laisser porter, à se laisser envahir par quelques doses d’adrénaline, sans se voir reprocher de s’adonner à cette drogue naturelle ? C’est du très bon polar, et j’en recommande la consommation.

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