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L’héritage, de Gaëtan Faucer

L’histoire de deux frères, l’un écrivain raté, l’autre homme du monde. Ils ne se sont pas vus depuis des années. La mort récente de leurs richissimes parents va peut-être modifier quelques habitudes…

Pierre : Le café, tu le veux comment ?

Jacques : Noir.

Pierre : (surpris) Sans sucre !

Jacques : J’ai complètement arrêté, enfin presque.

Pierre : C’est nouveau ça, tu me copies ?

Jacques : Non, rassure-toi. On m’a tellement tiré les oreilles parce que je mettais beaucoup trop de sucre, qu’à la longue…

Pierre : (amusé) Je me souviens, c’est vrai ! Tu n’avais même pas le droit de sucrer ton café comme tu l’entendais. Faut dire qu’ils n’avaient pas d’actions dans le sucre, les géniteurs. Tu en prenais combien, je ne sais plus, trois ?

 

 

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Extrait :


Gaëtan Faucer est né à Bruxelles en 1975. Il est dramaturge, poète et nouvelliste. C’est surtout le théâtre qui l’inspire sous toutes ses formes. Plusieurs de ses pièces ont été jouées dans des lieux théâtraux.

Il collabore régulièrement à diverses revues littéraires, comme Pégase, Les Élytres du hanneton ou encore L’Arche d’ouvèze, et est l’auteur d’une dizaine d’oeuvres, publiées notamment chez les éditions Novellas et l’Harmattan. Gaëtan travaille également sur les planches, avec la pièce Sœur sous X, jouée en 2016. La présente pièce est jouée fin 2017 à Bruxelles.

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3 Comments on L’héritage, de Gaëtan Faucer

  1. Cette pièce de théâtre est juste magique ! Elle est si riche qu’on s’imagine très bien la scène racontée, et tous ces détails qui nous manquent parfois lorsque nous lisons une pièce… Je crois pouvoir dire qu’avec cette oeuvre, Gaëtan prouve que le théâtre n’a rien à envier au roman, et que le genre est loin d’être mort. Vivement la suite !

  2. Merci pour le partage et pour l’article ! <3

  3. Gaëtan FAUCER, L’héritage, Ed. de l’Arlésienne, 2017, 1,99 €.

    Il y a quelque chose de diabolique dans cette histoire de frères prêts à tout pour gober l’héritage de parents détestés.

    Faucer met en place les ingrédients de sa pièce avec un brin de machiavélisme, huilant le tout – décor, dialogue, intrigue – avec une réelle facilité.
    Les deux personnages de Pierre (écrivain raté) et de Jacques (qu’il n’a plus vu depuis cinq ans) sont équivoques et duplices à souhait, manoeuvrant en sourdine comme des diables, faux comme on peut l’être quand le désir d’avoir déborde de partout.
    L’art du dramaturge nous prend par le bout du nez et nous fourre dans de bien sales draps : le spectateur, le lecteur de cette pièce s’en veut d’être passé avec autant d’innocence à côté du réel : ah ! ces retrouvailles fraternelles, fausses et bidons !
    Cette douzième œuvre de l’écrivain – né en 1975 – reprend les thèmes des précédentes : des duos noirs et fallacieux, des dialogues de sourds et une violence cachée qui ne peut surgir qu’au bon moment.
    Bref, un auteur à suivre.
    Philippe Leuckx (article paru dans REFLETS Wallonie-Bruxelles, areaw.org et sur le site de l’Association des écrivains belges).

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