La falaise, de Ségolène Roudot

Lorsque Jérémie, David et Simon décident d’habiter ensemble en colocation, cela semble être une excellente idée. L’entente entre les garçons est bonne. Jusqu’au jour où l’attitude de Simon commence à changer. Sujet au vertige, il rêve la nuit qu’il chute d’une falaise. Ses colocataires apprennent que son père et son frère sont morts ainsi.
Puis la situation s’aggrave. Elle vire du cauchemar nocturne à l’angoisse. David et Jérémie parviendront-ils à sauver Simon de la malédiction dont il croit être la victime ?

La chambre était déjà meublée pour deux personnes : un lit simple de chaque côté, un immense placard, et deux bureaux que Jérémie avait alignés contre la baie vitrée pour mieux profiter de la vue et de la lumière. Je souffrais de vertige, véritable raison pour laquelle on m’avait laissé la chambre individuelle, et pour rien au monde je ne me serais approché de cette fenêtre. Resté en arrière à l’entrée de la chambre, je ne compris donc pas immédiatement ce qui arrivait quand Simon se raidit et pila au centre de la pièce, ni pourquoi Jérémie courut tirer le grand rideau de nuit, nous plongeant tous trois dans la pénombre. Simon se laissa tomber sur le lit le plus proche et je remarquai alors qu’il était livide.

— Vous devriez peut-être partager la petite chambre, après tout, plaisanta Jérémie en apportant un verre d’eau à Simon. C’est sûrement la première fois dans l’histoire de la colocation qu’on voit deux locataires ayant le vertige insister pour habiter au quatrième étage.

 

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Je suis originaire de Brest. J’ai fait des études d’ethnologie et de langues orientales, qui m’ont permis de vivre trois ans à Oxford au Royaume-Uni et de me spécialiser sur l’Inde.

Grâce à mes connaissances en langue hindi, j’ai ensuite trouvé du travail à la bibliothèque des langues orientales à Paris, et depuis j’enchaîne des contrats comme technicienne de bibliothèque.

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