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La falaise, de Ségolène Roudot

Lorsque Jérémie, David et Simon décident d’habiter ensemble en colocation, cela semble être une excellente idée. L’entente entre les garçons est bonne. Jusqu’au jour où l’attitude de Simon commence à changer. Sujet au vertige, il rêve la nuit qu’il chute d’une falaise. Ses colocataires apprennent que son père et son frère sont morts ainsi.
Puis la situation s’aggrave. Elle vire du cauchemar nocturne à l’angoisse. David et Jérémie parviendront-ils à sauver Simon de la malédiction dont il croit être la victime ?

La chambre était déjà meublée pour deux personnes : un lit simple de chaque côté, un immense placard, et deux bureaux que Jérémie avait alignés contre la baie vitrée pour mieux profiter de la vue et de la lumière. Je souffrais de vertige, véritable raison pour laquelle on m’avait laissé la chambre individuelle, et pour rien au monde je ne me serais approché de cette fenêtre. Resté en arrière à l’entrée de la chambre, je ne compris donc pas immédiatement ce qui arrivait quand Simon se raidit et pila au centre de la pièce, ni pourquoi Jérémie courut tirer le grand rideau de nuit, nous plongeant tous trois dans la pénombre. Simon se laissa tomber sur le lit le plus proche et je remarquai alors qu’il était livide.

— Vous devriez peut-être partager la petite chambre, après tout, plaisanta Jérémie en apportant un verre d’eau à Simon. C’est sûrement la première fois dans l’histoire de la colocation qu’on voit deux locataires ayant le vertige insister pour habiter au quatrième étage.

 

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Extrait :


Je suis originaire de Brest. J’ai fait des études d’ethnologie et de langues orientales, qui m’ont permis de vivre trois ans à Oxford au Royaume-Uni et de me spécialiser sur l’Inde.

Grâce à mes connaissances en langue hindi, j’ai ensuite trouvé du travail à la bibliothèque des langues orientales à Paris, et depuis j’enchaîne des contrats comme technicienne de bibliothèque.

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2 Comments on La falaise, de Ségolène Roudot

  1. Un homme de trente-sept ans se remémore son passé d’étudiant. Cet incipit, commun à première vue, est troublé par un élément étrange: Simon, le nouveau colocataire du narrateur, est tétanisé face au vide et est en proie à de violents cauchemars la nuit.

    Ce récit fantastique est comme je les aime: une histoire d’étudiants ordinaire est perturbée par des éléments mystérieux. De plus, le caractère commun des personnages est une très bonne chose pour l’œuvre: nous nous identifions à eux et à leurs problèmes et nous sommes ainsi encore plus pris par l’histoire.

    Au cœur de ces relations conflictuelles, des traumatismes infantiles et du mystère, croirez -vous à la fatalité ?

  2. Que dire hormis que j’ai adoré ?

    Ce récit de conte fantastique m’a tenu en haleine du début à la fin. J’ai été très vite plongée dans cette jeune vie étudiante, faite de collocation et de petits conflits. Je me suis très vite attachée aux personnages, notamment au narrateur qui m’a fait vivre ses émotions comme jamais. J’avais l’impression que je pensais à sa place, que ce n’était pas lui qui me contait son histoire mais que c’était moi qui la vivait. Cette histoire, fabuleusement écrite, m’a donné de vrais frissons et m’a surtout rendu impatiente ! J’étais surexcitée à l’idée d’arriver à la fin, de savoir si oui ou non ce cher Simon allait être sauvé de cette malédiction qui lui pointait au dessus de sa tête, telle une épée de Damoclès. Plus en détails, c’est la fin qui m’a soufflé ! Même si je me doutais de celle-ci, je n’ai pas du tout été déçue car elle a été habilement maniée et amenée !

    Encore une fois, Ségolène Roudot signe de sa plume une nouvelle captivante, pleine d’intrigue et d’émotions ! Elle est devenue en l’espace de quelques textes une de mes auteures favorites !

    Note : coup de cœur

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